HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXV. 4 yy
Crete j mais celles qui ont le premier rang croissent dans la Col-chide fur les bords du Phaíe , & par-tout dans les lieux aquati-ques. Celles qui font fraîches ont une odeur bien plus forte queles vieilles ; &: celles tle Crete font plus blanches, que celles duPont. On les fait sécher fur des outres à sombre , coupées parpetites rouelles de fépaiífeur du doigt. Quelques Botanistes don-nent le nom d \icoron à la racine de l’oxymyríine ; & c’est la rai-son qui la fait appeller quelquefois acoron des champs. Elle estd’une grande force pour échauffer Lc atténuer. On boit le sucpour les cataractes & les taies des yeux , ainíi que contre le ve-nin des serpents.
Le cotylédon (5 6 ) est une très petite herbe dont la tige est basse&: foible , la feuille grasse Le concave comme la courbure inté-rieure de la cuisse. Elle croît dans les lieux maritimes & pier-reux; elle est verte, Lz fa racine a la forme ovale d’une olive. Sonsuc est encore un remede pour les yeux. II y en a une autre ef-pece (57) dont les feuilles font d un verd sale (y 8), plus larges &plus touffues près de la racine, quelles environnent comme l’ccilest entouré dans son orbe , d'un goût très âpre , Sz attachée à unetige assez longue , mais très déliée. Elle sert aux mêmes usagesque la plante qui fuit (y9).
II y a deux efpeces à'aei^oon (60). Le plus grand, qui fe plantedans des vases de terre , estappellé par quelques-uns buphthalmos ,8z par d’autres \oophthalmos ; Jlergcthros 3 parcequ’il entre dans lesphiltres ou breuvages d’amour ; & hypogefos , parcequ’il croîtpresque fur ìes auvents, ou à l’extrémité la plus avancée destoits. II y en a qui lui donnent plus volontiers le nom d 'ambroi-sie , Sz celui dbamerimnos . Les Italiens l’appellent le grand sedum ,
(61) Oribasius, liv. j 1 , p. j S 7. Ce Nothis , dit que cette plante parmi sesgrand aesoon est le sedum majus vul- autres noms, tels que Pline les exposegare , destiné chez Clusius, Hist. rar. ici, est appellée par les Romains Jo-flant. hv. 4 , p. 5 3. Nous le nommons vìj caulis } c’est- à-dire rige de Ju-jubarbe , ou joubarbe. Dioscoride, ïn piter.