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Tome huitieme.
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459
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXV. 459

On prétend qu’un homme qui en porte sur foi n’est jamais piquépar les scorpions (74).

Elles guérissent en outre la douleur d’oreilles, comme fait aussi lesuc de la jusquiame (75), dont on les frotte légèrement; ainsi quecelui de Xachillea , de la petite centaurée (76), du plantain (77),du peucedanum mâle , avec l’huile rosat & le suc de pavot, deY acorum marié à l’eau-rofe j mais il faut que tous ces sucs loiencinjectés dans l’oreille après avoir été chaussés dans un vase demétal. Le cotyledon est bon même pour les oreilles qui ren-dent du pus, sur-tout quand il est mêlé avec de la moelle de cerfchaude. Le suc de la racine d’hyeble pilée, d’abord passé par unlinge, puis épaissi par le soleil, délayé même , s’il en est besoin ,dans de l’huile rosat, & chauffé , guérit les parotides. On obtientle même effet de la verveine (78), du plantain (79), &de la side-ritis , mêlées avec du vieux oing.

L'aristoloche, avec le cyperus , corrige l’ozêne , ou la mauvaiseodeur des narines (80).

Les remedes pour les maux de dents font la racine de la pa-nacée , particulièrement de celle de Chiron , que l’on mâche ;son suc , qu on passe fréquemment dans fa bouche; & la racinede la jusquiame (81) , macérée dans du vinaigre , & qu’il fautmâcher de même; enfin-celle dc la polemoma (82), On mâcheencore les racines de plantain (83), aptes les avoir fait bouillir dansdu vinaigre, & l’on se lave la bouche de leur suc. Les feuillesfont aussi d un bon usage pour les gencives (84), quand même,

dents , Marcellus Empiricus recom-mande , non seulement la racine dejusquiame, mais encore la graine & lesuc de la plante, chap. 1 2 , p. 91. Apu-lée ne fait mention , comme Pline ,que de la racine, chap. 4, de Sympho-niaca j rit. 3.

(82) Dioscoride la fait mâcher ,pour le mème cas, liv. 4, chap. 8.

(831 Plinius Valerianus, liv. 1 , cha-pitre 36; Marcellus Empiricus, cha-pitre 1 2 , p. 9 j ; 8c Dioscoride , liv. 2 .chap. 153.

( 84) Dioscoride , livre 2 , cha-pitre 145 : Kaì Tpoç«Aa, ?tc. f’rodeflfoliorum succus & sanguinantibus gingi-vis, & sanguinem superne rejicientibus.

Mmm jj