HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXV. 46Z
quoi Callimaque lui a donné le nom d 'acanthis , & d’autres ce-lui de pappus ; mais les Grecs, au reste , ne font guere d’accordfur les autres caractères de cette plante. Les uns ont dit quelleavoir les feuilles de la roquette (95-), d’autres celles du chêne ,mais beaucoup plus petites. Les uns prétendent que fa racinen’est d’aucun usage (96) ; d’autres quelle est bonne pour les nerfs;d’autres enfin , qu'en la prenant en boisson (97), on rifquoic d'ê-tre étranglé. D’autre part, on l’a donnée dans du vin pour la jau-niste Sc contre les maladies de la vestie , du coeur Sc du foie : on amême prétendu quelle tiroir le fable des reins. On i’a fait pren-dre pour la goutte feiatique (98), axée l’oxymel, à la dose d’unedragrne , après l’exercice de la promenade. On l’a encore vantéecomme très utile pour les tranchées, prise dans du vin cuit ; Scmangée avec du vinaigre, pour les douleurs des intestins. On lafait semer dans les jardins pour ces différents usages. Quelques-uns en ont fait un second genre, mais fans le faire connoître : ilsont ensuite fait prendre en boiífon , dans de l’eau, cette plantecontre le venin des serpents , Sc l’ont fait manger à des épilep-tiques. Nous la décrirons en détail suivant fes usages établis parles expériences des Romains. Le duvet de cette plante, broyéavec du safran, Sc un peu d’eau froide , s’emploie en fomenta-tion pour les inflammations des yeux ; Sc grillé avec du sel, il sup-plique lur les écrouelles.
L 'ephemeron (99) a les feuilles du lis , mais plus petites , unetige semblable, Sc une fleur bleue, fa graine n’est d’aucun usage.Cette plante n’a qu’une racine grofle comme le doigt, souverainepour les dents (100), lorfqu’après savoir coupée par morceaux, Scstrie cuire dans le vinaigre, on fe lave la bouche de cette décoc-tion tiede. La même racine raffermit les dents ébranlées. Onl’applique íur les dents creuses Sc rongées par la carie. La racinede la chélidoine (iox), broyée dans du vinaigre, fe garde dansla bouche. On applique hellébore noir fur les dents qui fe cor-rodent (ioz). Celles qui branlent font également raffermies par-ces deux plantes cuites dans du vinaigre.