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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXVI. 485

étoit étoit nécessaire ; on faifoit enfin beaucoup d’autres contessemblables. Que n’avoit-on recours à ces plantes , quand les Om-bres & les Teutons élevoient dans les combats ces cris estfayantsqui déconcertoient nos soldats , ou quand Lucullus , avec un pe-tit nombre de légions, dcfit tant de Rois qui ne manquoient pasde Magiciens ? Pourquoi lapremiere attention des Généraux Ro-mains fut-elle toujours de pourvoir à la subsistance des troupes ?Pourquoi les soldats de César, à la journée de Pharsale , foussrì-rent-iis la faim (2), fi l’heureuíe Vertu d’une plante pouvoit leurprocurer l’abondance de toutes choses ■ N’eut-il pas mieux valluque Scipion ( le fils de Paul Emile ) se fùt ouvert les portes deCarthage par le moyen d’une herbe, que d’en battre si long-tems lesmurs avec ses machines de guerre? Qu’on nous deíleche donc au-jourd’hui les marais Pontins (3) par la vertu de la meróis (4); Scque l’on rende cette grande étendue de terrein à la portion del’Italie voisine de Rome. Quant à la recette indiquée par Demo-crite pour avoir des enfants beaux, honnêtes gens, heureux5 àqui de tous ces Rois de Perse a-t elle jamais réussi ? II y auroitbien lieu de s’étonner de l’excestlve crédulité des Anciens dansla médecine , dont les commencements néanmoins étoient fi sa-lutaires &c si sages, fi l’efprit humain pouvoit jamais se renfermerdans de justes bornes ; li fa méthode d’Afclépiade n’avoit elle-même été poussée à de plus grands abus encore que la médecinemagique, comme nous le ferons voir en son lieu (y), Mais voilàcomme font les hommes en général : tout commence chez euxpar le besoin, & finit par l’excès. Reprenons ce qui nous resteà dire des esters ou propriétés des plantes indiquées dans le livre,précédent; nous y ajouterons celles que nous jugerons néces-saires.

Nous avons déja fait connoître beaucoup de remedes pour les

(5) Âu lív. 29, chap. 1. me, selon Celsus , liv. 3 , chap. 2j.

( 6 ) Le plantaiivbròyé Sc appliqué en ( 7 ) Nous avons traité de l’aíphodele3-inimetu remédie à Té-lephantiusis mè- au liv. z 1 , chap. i