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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXVI. 489

encore, pour les dartres, de la racine de thapsìa ( 17 ), broyée dansdu miel.

Les.remedes pour l’efquinancie font l’argemone ( 17 *), prisedans du vin ; l’hyssope cuite dans du vin, en gargarisme ; le peu-cedanum (iS), avec la présure ou coagulum du veau marin; letout à parties égales. On emploie auíli, également en garga-risme ou tenue sous la langue, la proserpinaca ( 15 ), ou renouée,avec de la saumure d’anchois & d’huile ; ou bien, on boit du sucde quintefeuille, à la dose de trois cyathes (10). Ce suc en garga-risme guérie tous les maux de gorge : celui de bouillon blanc,bu dans de l’eau, est bon particulièrement pour l’ensture des amyg-dales,

Remedes propres aux écrouelles : aux maux des doigts : aumal de poitrine 3 SZ d la toux.

j

Pour les écrouelles, il faut employer le plantain (1); la che-lidoine incorporée dans du miel & du sain-doux; la quinte-feuille (r) ; la racine du glouteron seule, ou appliquée avec dulain-doux sur le mal, en mettant par dessus une feuille de laplante. J’oubliois, pour le même mal, l’armoise, & la racine dela mandragore (3), bue dans de l’eau. Les larges feuilles de lafideritis (4) que l’on a déracinées de la main gauche avec un clou,Rattachent à la partie malade j mais après la guérison même, ilfaut garder avec soin la plante, de crainte qu’étant remise enterre par quelque scélérat herboriste , le mal ne revienne ,comme il arrive dans quelques autres cas (y). Je trouve les mê-mes précautions à prendre pour les guérisons faites par l’armoise

(4) Celle qui a les plus largesfeuilles est la scopa regia , selon Pline,liv. 25 , chap. 5.

(5) Pline n’est guets excusable d’a-

Torne FUI.

voir cru à ces prétendues propriétésmalfaisantes du plantain, de la renon-cule , & de l’iris, replantés après le trai-tement dumalade. Voyez les livres 218 c 25.

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