HISTOIRE NATURELLE, LIV. XX VI. 493
racine de la persolata ou glouteron (10), au poids d’une dragme,avec onze pépins de pomme de pin, le suc du peucedanum (2.1),& 1 ’ acorum (zz), qui entre auslì dans les antidotes (2,3), soulagentles maux de poitrine. La carotte sauvage (2.4) & l’herbe de Scy-thie ou réglisse se donnent pour la toux (zs). Cette derniereplante s’administre, au poids de trois oboles dans du vin cuit,pour tous les maux de poitrine, pour la toux, & le crachement dupus. Même dose pour le bouillon à fleur jaune (16). Cette der-niere plante a tant de vertu, que sa boisson soulage les bêtes desomme, non seulement dans la toux, mais encore quand ellesfont poussives j & je trouve que la gentiane a la même propriété.La racine (z7) de la cacalia (z8), mâchée toute crue, & macéréedans le vin, est également utile pour la toux & pour les maux degorge. Cinq petites tiges d'hyssope, cuites avec deux tiges derue & trois figues, purgent ou nettoient la poitrine (25,).
Remedes pour la toux, tirés du bouillon : de la cacalie aujsinommée tussilago : du béchion & du bouillon sauvage.
Le béchion (1) que l’on nomme aussi tussilage, calme la toux (z).II y en a de deux especes; partout où croît le béchion sauvage (3),on prétend qu’il y a de seau sous terre; &c c’est l’indication qu’ob-servent ceux qui s’occupent de la recherche des eaux. Ses feuilles,un peu plus grandes que celles du lierre, font au nombre decinq ou sept, blanchâtres prcs de la terre, & en haut d’un jaune
blante au tussilage. Blancard. LexMed.
(29) Saint Augustin, in Psaltn. 50 :Jlyjjopum dicunt purgandis pulmonibusaptum e [j e.
( i ) Ainsi nommé du mot Grec bêx ,la toux. Cette plante se nomme enFrançois pas d’âne , tujplage ; en Latinvulgaire ungula caballina 3 ou farfara 3
ou pata equina. Voyez Ruel, liv. 5 ,de Nat. Stirp. chap. 60, p. z 67. Nousen avons déja traité, fous le nom dekhamaeleuce, au liv. 24, chap. 15.
(2) Confirmé par Dioscoride, 1 . 3,chap. 1 26.
(3) Dioscoride dit que cette plantecroît aux environs des sources, ibid.