histoire naturelle, LIV. XXVI. 495
pâle. II n’a ni tige (4), ni fleur, ni graine; & sa racine est: fortdéliée. Quelques-uns croient que c’est la même plante que le bé-chion cultivé, Sc celle qu’on nomme communément khamdeuce (5).La fumée de ses feuilles & de fa racine, tirée par le moyen d’untuyau Sc humée ainsi, guérit, dit-on , la vieille toux (6), enbuvant à chaque gorgée un peu de vin cuit.
L’autre efpece (7), semblable au bouillon, est: appellée saugepar quelques Botanistes. On la broie pour en tirer le suc. Apresavoir paste ce suc, on le fait chauster Sc on le boit, tant pour latoux que pour les maux de côté. Cette plante est encore efficacecontre le venin des scorpions Sc des dragons marins. Enfin, mê-lée avec.de l’huile, on s’en sert avec succès contre la piquure desserpents. On fait auffi cuire pour la toux un paquet d’hystope (8),avec un quarteron de miel.
rlarn omnem & Jlorrachum penetret . Al’égard d u mot calliomarcus , c’est unmot Gaulois, fans doute latinisé parMarcellus , au moyen d’une terminai-son latine. On sait que markh en an-cien Gaulois, & encore aujourd’hui enBas-Breton, signifie un cheval, & cettelignification de l’ancien mot markh estmentionnée par Pausanias dans sesPhociques, L 10, p. 645. JLiduna d’a.u-tte part est une ancienne expression
Gauloise, qui exprimoit la lune dansle déclin, selon Du Gange, Glojs. aumot Ledo.
(7) Ruel soupçonne que c’est lebouillon sauvage, qui en effet ressiem-ble à la suige, & dont nous avonsparlé au livre précédent, chap. p.
(8) Celsus, liv. 4, chap. 4 : Detujst. Oportet hyjscpum altero quoquedie bibere.