HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXVI. JO}
que lavent les flots, c’est-à-dire dans un terrein qui n'efl ni abso-lument humide, ni absolument sec ; il a la feuille de Y isatis (33),mais plus épaisse, la tige haute d’un palme, fourchue, & termi-née en pointe; la racine grosse, blanche, d’une odeur afl'ez forte,&: chaude au goût. Pourles maladies du soie, on en compose unesorte de gâteau, en la faisant cuire avec de la farine. QuelquesBotanistes {34) croient que cette plante est la même que le poliumdont nous avons déja parlé (35).
L'herbe nommée grompLena (36), dont la tige est garnie alterna-tivement de feuilles vertes Sc couleur de rose, donnée dans del’oximel, guérit ceux qui crachent le sang.
Le malundrum (36*) odorant ÔC à fleurs blanches, qui croîtdans les bleds Sc dans les prairies, est encore un remede pourle foie. On en broie les petites tiges; & on en boit le sucdans du vin vieux.
La plante nommée khalceton (37), qui fe trouve dans les vi-gnes , s’emploie broyée en topique. La racine de bétoine fait vo-mir fans effort (38), comme hellébore mcme, à la dose de qua-rte dragmes, prise dans du vin cuit, ou miellé. L’hylfope , broyéeavec du miel, est encore plus utile, en prenant auparavant ducresson Sc de l’iris.
malemonium{i 9) fe prend au poids d’un denier. Le fylibum (40)donne un suc laiteux qui se condense comme une gomme , Scque l’on prend avec du miel, également au poids d’un denier (41).Il est spécifique pour évacuer la bile. Le cumin des champs Sc labétoine en poudre , pris dans de l’eau , arrêtent encore le vomisse -
sons que ce pourroit être un mot mixte,composé de lemoniurn , qui signifie labette sauvage, Sc de la monosyllabeEgyptienne mo , qui désigne quelquechose d’aquatique. Ainsi molemomumexprimeroir le lemoniurn d’Egypte , lelemoniurn arrosé par les débordements
du Nil, &c.
(40) C’est le chardon laiteux de Lo-be!, p. 479 , Sc le carduus leucographusde Dodonée , p. 710 ; vu par le PereHardouin au Jardin du Roi.
(41) Tout cela est confirmé parDioscoride, liv. 4, chap. 15 9.