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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXVI. JIJ

Le suc du lagopus (47), bu dans du vin, arrête le cours deventre. On le prend aussi, pour la fìevre, dans de seau. OnTattache aux aînés quand cette partie est enflée (48). Le lagopuscroît parmi les bleds (49). Plusieurs Médecins recommandentpar-dessus tout (yo), pour les dysenteries désespérées, l’usage dela quintefeuille j &; font boire le suc de ses racines cuites dans dulait. Ils prescrivent aussi l’aristoloche, au poids d’un victoriat,dans trois cyathes de vin. Pour rendre encore plus astringentesles drogues dont nous parlons, & que l’on prendra chaudes, ilfaut y éteindre un fer rouge.

Le suc de la petite centaurée rend au contraire le ventre libre (51),& fait évacuer la bile, à la dose d’une dragme, prise dans unehémine d’eau, avec un peu de sel & de vinaigre. La grande cen-taurée (52.) guérit les tranchées. On relâche aussi le ventre avecla héroïne (53), à la dose de quatre dragmes étendues dans neufcyathes d’hydromel; avec l’euphorbe (34) ou l’agaric (5 y), pris enboisson dans de seau (56) où l’on met un peu de sel, à la dosede deux dragmes, ou dans da vin miellé , au poids de trois obo-les; avec le cyclaminos (57), pris dans de seau, ou le fruit de laplante en suppositoire (58) ; enfin avec le fruit du kham&cijsus (58*).La décoction d’une poignée d’hyssope (59), réduite au tiers, avecdu sel , en Uniment , ou la même plante broyée avec de soxy-mel & du sel, fait évacuer les eaux superflues, & chasse les versdu corps. La racine du peucedanum (60) dissipe les flegmes &c labile.

Le mouron, bu dans de seau , purge & lâche le ventre ; ainsique sépithymon. Celui-ci (6i) est la fleur d’une espece de thym ,

l’hydromel. Voyez auffiMarcellus Em-piricus , chap. 30, p. 11 z Sc 11 j.

(58) Marcellus Empiricus, liv. 30:Orbicularis herba , quam Grâce xvxKtx-tutvoy vocant, fi quis expreffo succo anumperunxerit , mira celeritate experietur

ani solutionem.

(58*) Lierre terrestre.

(59) Marcellus Empiricus , ibid.p. 114.

(60) Dioscoride, liv. 3 , cliap. 01.

(61) M. de Querlon observe que

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