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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXVI 547

Sc de Ykorminos agrios (7), ou asperge sauvage, en broyant Tuneou l’autre de ces plantes avec de la fleur de farine.

II ya peu de plantes ausll merveilleuses que Yorkhis (8) ou le fe-rapias (9) , plante dont la feuille est à-peu-prcs celle du por-reau (10), la tige haute d’un palme, la fleur rouge, & la racinecomposée de deux bulbes qui ressemblent à des testicules. La pro-priété de cette racine est telle , que la plus grosse de ces bulbes,ou la plus dure (11) comme quelques-uns diíent, prise en breu-vage dans de seau, excite à samour ; Sc qu’au contraire la pluspetite, ou la plus molle , infusée dans du lait de chevre, réprimeles deíìrs amoureux. Quelques Botanistes la dépeignent avec unefeuille semblable à celle de la scillc (12), mais plus petite , pluslisse, Sc avec une tige épineuse. Les racines de cette plante gué-ristent les ulceres de la bouche ; leur infusion dans du vin arrêteles rhumes de poitrine, Sc le cours de ventre. Le satyrion (13)est encore un fort stimulant pour s appétit charnel. 11 y en a deuxefpeces ; Tune dont les feuilles font plus longues que celles desolivier, la tige haute de quatre doigts , la fleur rouge, la racinedouble , Sc représentant la forme des testicules humains , quirenfle une année , Sc revient la suivante à son état naturel, alter-nativement. L’autre espece du satyrion (14) est surnommée saty-rios o^khis , Sc son croit que c’est la femelle. On la distinguede Yorkhis ferapias à sespacement de ses nœuds, Sc à fa tige plusgarnie de branches. Sa racine sert aux fascinations magiques (15).Elle croît ordinairement près de la mer. Employée feule , ou avecde la fleur de farine, elle sert a étuver Sc dissiper les tumeurs &autres maladies des parties naturelles. La racine de la premiereespece , administrée dans du lait d’une brebis de ferme , donneune forte tension aux nerfs ; Sc prise dans de seau, les relâche.

(14) Les Ecrivains Grecs n’en parlent pris.

(15; Qu lcjues uns, au lien de rad.Lct jasun.s 3 oc. iiien: raiucc jaf-

cinì ; ce qui significruit que cette r ri-cin r> iìeirbie au m. nstre «énic. 1.

(16) La nie me dont on a parlénote 1 3.

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