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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I V. XXVI. J 49

Le satyrion décrit parles Grecs (16),ales feuillesdu lis rouge (17),mais plus petites , & il lien fort de terre que trois. Sa tige estlisse, haute d’une coudée , fans branches, & fa racine double. Labulbe inférieure (18) , qui est la plus grosse , produit la plantemâle, & la femelle provient de la bulbe supérieure, qui est pluspetite. Ils connoissent encore une autre efpece de satyrion, qu’ilsappellent erythraikon{ 19). Sa graine, semblable à celle duest lisse 6c plus grosse, fa racine est dure, a l’écorce rouge , 6crenferme une chair blanche d’un goût douceâtre : elle fe trouveordinairement dans les endroits montueux. Ils prétendent (2.1 )que cette racine, en la tenant dans la main feulement, exciteles désirs amoureux ; &: beaucoup plus fortement encore, si l’onen boit l’infusion dans du vin : que pour cette raison on en faitboire aux béliers ôc aux boucs trop lents à faillir ; 5 c que lesSarmates en donnent aux chevaux, qu’un travail trop continu arendu paresseux às’accoupler ; maladie appellée pros-cd’anion (2,2).On éteint les ardeurs produites par le satyrion , en buvant del’eau de miel, ou une intusio n de laitue ( 23 ). Les Grecs , engénéral, pour indiquer toute efpece d’ingrédient propre â réchauf-fer les désirs, lui donnent le nom de fuyrion. C’est ainsi qu’ilsont surnommé la cramgis , le thdigonon ì 6c tarrhenogonon (24),dont la graine a quelque ressemblance â la forme des testicules.On dit que ceux qui portent fur eux de la moelle des branchesdu tithymale, deviennent plus enclins â l’amour. ThéophrasteAuteur si grave d’ailleurs, écrit (25) fur ce sujet des choses in-croyables ; ôc entre autres, que par le seul contact d’une herbe( dont il ne marque ni le nom ni l’efpece (26)), un homme a suffi defuite â soixante 6c dix jouissances. On modéré , Ôc l’on guérit mêmeentièrement (27), 6c fans douleurs, les varices ou expansions tur-

cette plante avoit été apportée de fin- tes d’une propriété singulièrement'de, en Grece. Le Pere Hardouin ob- aphrodisiaque, telles que Xamjiam ,serve que les livres de voyages aux ì’agnacat, le tambor ou httd, &e,Indes font mention de plusieurs plan- (27) Dioícorule , liy. 3 ,chap, 35,