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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE) L I V. XXVI. f 6 3

que c’est pour délivrer de la fièvre une telle personne , que l’onnomme, & qu’on lui attache ensuite, avant laccès , sept feuillesde la plante, le malade est réellement guéri de la fievre. On laguérit, dit-on, encore, & sur-tout celle qui cil accompagnée defrisions, avec une dragme de bétoine (52.), prise dans trois cya-thes d’eau miellée, ou avec de l’agaric (33). Quelques-uns ontfait prendre trois feuilles de la quintefeuille (54! pour les fievrestierces, quatre pour la fievre quarte , & un plus grand nombrepour les autres fìevres. D’autres en donnent pour toutes les fiè-vres (53), le poids de trois oboles dans de l’eau de miel avec dupoivre. On guérit certainement les fievres des bêtes de sommeen leur faisant avaler de la verveine dans du vin (s 6) ; mais poul-ies fievres tierces, il faut couper la plante au troisième nœud, &pour la fievre quarte, au quatrième. On prend encore en breu-vage la graine des deux efpeces òlhypericum dans les fievres quar-tes &: les frisions; la bétoine en poudre (57), qui arrête toutesfortes de frisions; &; la panacée (y S; , dont la qualité est fi chaudeque l’on recommande à ceux qui vont voyager dans les paysfroids d’en boire &s de s’en frotter le corps. L’aristoloche résistede même aux frisions & aux tremblements de la fievre (39).

La phrénésie fe guérit par le moyen du sommeil que l’on pro-cure aux malades (60), en leur versant fur la tête une infusionde peucedanum dans le vinaigre, & du suc des diverses fortes demouroiii C’est au contraire un grand travail que de réveillerceux qui sent tombés en léthargie (6 1); on n’en vient à bout, a cequ’on prétend, qu’enleur frottant les narines de suc de peucedanummêlé avec du vinaigre. Pour la guérison de la folie (62.), on boit

(60) Plinius Valerianus , liv. 3 ,chap. 9; Apulée, chap. 94, tit. 2,cd Phreneticos : Herba peucedanum ,cum aceto capiti infusa summe fecit ,&c. Cela est également confirmé parDioscoride, liv. 3, chap. 93. Voyezauili, fur la phrénésie , ou fievre avec

transport au cerveau, & sur d’autresgenres de phrénésie , Celius , liv. 3 ,chap. 18.

(61) On lit la même chose chezDioscoride, liv. 3 , chap. 92 ; & chezPlinius Valerianus, liv. 3 , chap. 9.

(61) Dioscoride, liv. 4, chap. 1.

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