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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATU R E L L E,LIV. XXX VI. ZJ

dit qu il s’en trouve deux dans chaque nid, le mâle Le la fe-melle; que jamais l’aigle ne'pond fans ces pierres, Sc que e'elìpourquoi elles font au nombre de deux, comme les œufs des

autan: vers les parties inférieures ,qu U le faisoit auparavant vers les su-périeures ; ce ne fut même que lescoups répétés qu’il donnoit contre lefond de la matrice qui détermina leMédecin éclairé à transposer la^pierre,qui occasionna alors un accouchementdes pins heureux. Une pierre dont L’ef-fet í'eroitauilì sûr ne pouvoir auffi êtreque nés utile pour les fuite s de l’accou-chement ; les lochies supprimées serétablissent, dit on, si on laisse la pierredans la position nécessaire àl’accouche-ment, Pensant mort fort même aisé-ment par ce secours infaillible : c’estce que Reinecer & Mynficht préten-dent. Enfin , il semble autant que laplupart de ces Auteurs prétendent queles accouchements les plus difficilespourroient s’exéctiter fans rien crain-dre , au moyen de cette pierre, & quela Sage Femme & l’ Accoucheur lesplus habiles ne lui feroient pas préfé-rables. La vertu de cette pierre est sigrande, que si on ne 1 ote pas aprèsP accouchement, la femme en pour-roic périr , La vertu agissant toujours,& occasionnant ainsi la sortie de laMatrice même ; fait attesté par Agri-cola.

En rapportant de semblables obser-vations , faites par des hommes dedisterentes Nations , & qui n ont pasvécu dans le même te m s, nest-ce pasplaider la cause de ceux qui ont uneconstance entiere dans la pierre d’ai-gle? On sent bien qu’ils peuvent s’enprévaloir. Ces observations cepen-

dant , bien examinées Sc soumises àune critique sage , le réduisent à unfait qui ne dépend pas plus de la pierred’aigle , qu il n’auroit dépendu detout autre corps qu’on lui auroit subs-titué , comme on le faisoit quelque-fois, au rapport d’Abattomari & deForestey, qui conseillent ) dans ce cas,de se servir de corail, de styrax, decoriandre verte, ou de racine de re-nouée. La vertu de tous ces corps,de même que celle de la pierre d’ai-gle , consiste plus dans Pimaginationde la malade, que dans toute autrechose. Une femme, fatiguée par lesdouleurs longues & vives d’un accou-chement laborieux , a confiance danscette pierre ; on lui en procure une :la joie s’empare d’elle, l’imagina.tionest satisfaite , les fibres de la matricequi s’étoient tendues, se relâcheiK,reprennent leur tension ordinaire ,touc se rétablit, l’enfant vient à bien ,est ce la pierre qui a tour produit ? Uarrive alors ce que l’on a observé, quetrop souvent , lorsqu’une femme ,prête à succomber au travail labo-rieux qu’elle a souffert , accouched’elle même, l’enfant sort sans qnela femme s’en apperçoive ; il n’a eubesoin que de son propre poids pourforcer le passage. Tout est tombe dansun relâchement qui ôte à la matricela force quelle a naturellement pourse contracter; elle ne retient doncplus l’enfant, le pastage devient plusouvert , le poids de l’enfant l’empor-te, la femme accouche , & voilà d’où

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