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Tome douzieme.
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2.8 naturalis HISTORIA LIB. XXXVI.

& ideo binos tantum. Genera eorum quatuor. In Africa .nascentem puiillum ac mollem , intra se & velut in alvo

dépend la prétendue vertu de Iapierre d’aigle. C’est encore à la même* cause , & non pas à la pierre, quel’on doit attribuer le rétablissementdes lochies, & la sortie de l’arriere-faix. Tout est donc dû à l’imagina-tion, C’est elle seule qu’il faut satis-faire & contenter ^ 8c fi d’appliquernne pierre d’aigle à la cuide de la fem-me qui sent les douleurs de l’accou-chement, peur contribuer à la soula-ger , il faut, non feulement avoir lacondescendance de la laisser attacher ;mais il faut même faire choix de ladroite plutôt que de la gauche, si lamalade est dans ce préjugé. L’on asouvent avancé l’opération de plus demoitié lorsque l’imagination est tran-quille & satisfaite. 11 faut, dans cecas, agir comme les Médecins lesplus éclairés de nos jours, qui laifíentprendre de la foie cramoisie dans la pe-tite vérole, quoiqu’ils sachent qu’ellen’a pas plus de vertu contre cette ma-ladie, que la pierre d’aigle dans lesaccouchements laborieux ; & ils imi-tent les Médecins du siecle dernier ,qui, auffi éclairés que ceux de celui-ci, laissèrent teindre en rouge l’appar-remenr du Grand Dauphin, parcequece Prince écoit entouré de plus d’unepersonne qui étoient dans 1’idce quela couleur rouge est efficace clans cettemaladie. La Médecine a sesruses com-me P Art de faire la Guerre. Le Guer-rier s’en sert pour surprendre, le Mé-decin pour guérir 8c sauver. L’inten-tion de celui-ci doit donc l’exempterde i’eípece de blâme dont il est, enquelque sorte, cligne, en fomentande

préjugé de son malade , puisqu’il nele fait que pour lui être utile, au lieuque le Guerrier ne cherche que sonsalut dans la perte de son ennemi. Onne doit plus ainsi reprocher à la Mé-decine de pareilles idées j elle ne se re-paît plus de ces vertus attractives, deces sympathies , de ces qualités occul-tés , de ces influences astrales & lu-naires, auxqueiles on rapportent lacause productive de la vertu attribuéeà la pierre d’aigle. Cette pierre n’é-toit si efficace, suivant Lemnius , quepavcequ’elle attiroít le fétus commeferoit l’aimant à l’égard du fer, lejayet ou le succin à l’égard de la paille.Et cette qualité étoit d amant plusefficace , que la matrice est une partiedes plus sensibles, & dont la sensibi-lité est telle , qu’il suffit de faire sen-tir à une femme une odeur agréable ,ou disgracieuse , pour que cette par-tie en soit affectée , & que la femmes’aperçoive de fimpreflion que cesodeurs lui font , par les mouvementsdont elle est agitée. Suivant Crollius,Queruten & Miliny, ce n’est qu’^nconséquence du rapport que la pierred’aigle a avec la matrice, qui renfer-ment i’une & faune un corps distinctdu leur, que la premiere agit avectant de force fur la seconde. Schenc-kius le fils, qui rejette l’opinion deceux qui font consister la vertu de lapierre d’aigle dans des vertus occultes,prétend que cette vertu vient de ì’air8c des éléments sublunaires, Marsiliusfrein la fait dépendre des étoiles, & ilappuie son sentiment de l’autorité deRasses Sc de Sérapionle Conciliateur j