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Tome douzieme.
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HISTOIRE N AT UR ELLE, L IV. X XXVI. 45-

& l’on en fait ainsi une poudre propre à frotter les dents. C’estparticulièrement un bon remede contre les hémorrhoïdes, appli-quée avec de la charpie de linge & une bande de linge par-deífus.La pierre-ponce (p) mérite moins qu aucune autre d’être paífée

lis’dans ces endroits lors des guerresd’Annibal. Cisalpin ne dit rien- pourou contre ce sentiment, il remarqueseulement qu’il y avoit deux os quiéroient à demi - calcinés, & d’autresqui avoient la couleur du porphyre,ou qui éroient noirâtres, & qui ren-doient, comme le marbre, un son lors-qu’on frappoit deílus.

Le sentiment, suivant lequel lapierre d’Arabie est un os-fostîle, étantétabli, on comprend aisément pour-quoi les Anciens faisoient avec certepierre des pommades pour les dents.L’on fait que les os calcinés font pro-pres à les blanchir, lorsqu’011 s’en frotteces parties, & nous ne faisons que lesimiter en cela, puisque, suivant Pline,ils calcinoient la pierre d’Arabie pours’en servir. L’usage de ces os contreles hémorroïdes, qui, suivant Pline,est si utile & si efficace, qu’il les gué-rit, n’est peut-être pas auffi-bien éta-bli que le premier, & plus d’un ma-lade a été guéri par des saignées répé-tées, par une diete sévere, à qui i’ap-plication de tous les topiques anciens& modernes, 11’avoient pu apporterde soulagement.

(9) Note de M. Guettard. « Plinedonne le nom de pumex ou pierre-ponce, à deux especes de pierre quidifferent beaucoup entr’elles. Lu neest de la nature de la pierre meuliere :i’autre n’est qu’une pierre calcinée parle feu, qui a été à moitié vitrifiée , &parmi laquelle il peut y en avyir qui

ont appartenu dans leur origine à despierres de genres bien différents. Lapremiere, que Pline appelle auffi pier-re rongée, ne différé de la pierre àmeule, que parcequ’elle est en petitsmorceaux, comme je l’ai dit, en par-lant de cette derniere pierre, & il ya lieu de penser que Pline, n’ayancpas fait cette observation, il a copiéceux qui l’avoient précédé, & en afait deux especes. Cette pierre queRappellerai ici pierre rongée, pour la

distinguer de la pierre-ponce, n’a decommun avec celle-ci, que d’être rem-plie de cavités, mais elle est beaucoupplus lourde, plus dure, elle ne se peutpas mettre auffi aisément en poudreque la pierre ponce. Comme du remsde Pline, elle entre maintenant dansces especes de bâtiments que l’on ap-pelle rocaille. On en voie dans desgrottes artificielles, dans les cascades& dans d’autres ouvrages semblables ,•faits pour l’ornement. Nous suivonsmême le procédé déetit dans Vitruve,pour varier la couleur de ces pierres.On les fait pafîer par le feu, & suivantle degré où elles ont été exposées, ellesfont noires, ou blanchâtres, ou d’unrouge plus ou moins foncé. Ces diffé-rentes couleurs rendent les ouvragesoù elles entrent plus variés & plusagréables.

Tous ceux qui, depuis Pline, ontécrit fur l’histoire naturelle, exceptéles Méthodistes, ont également pensésur ce$ deux especes de foffiles, -& s’ils