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Tome douzieme.
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H I S T O I RENATU RELLE, L I Y. XXX VI. 47

fous silence. On est convenu de. donner abusivement ce nom àdes pierres rongées & pendantes., préparées & disposées ainsipour leur faire représenter une grotte sauvage artificielle, lotted’édificeappellé Musée(io )ou antre des Muses. Mais nous parle-

la classe des pierres qui n’ont pas souf-fert dans leur composition : au lieu queles autres ne les regardent que comme--des especes de scories. Linnxus, furtout , est le plus décidé fur ce point,ëc je ferois plus volontiers de ce senti-ment , que de tout autre. II veut quecette pierre qu’il prétend être de lapyrite calcinée, que les scories de fer,de cuivre & de bois même , c’est-à-dire , la fuie de cheminée , soient d umême genre. II distingue celle-ci parsa couleur noire , la seconde par sa

couleur rouge , la troisième par lasienne qui est blanchâtre, & la pre-mière par le cendré dont elle est. Wal-lerius qui ne reconnoît qu’une especede pierre ponce, savoir la commune,& qu’il prétend être le résidu de l’as-beste brûlée , distingueles variétés parle blanc, le jaunâtre , le brun ou lenoir, dont elles font. Woltersdoff laplace avec les pierres qui n’ont pas defigure régulière , & la caractérise parla contexture de ses fibres , par fa po-rosité & par fa légéreté, qui fait quellenage fur l’eau. 11 distingue les especespar les fibres parallèles de l’une, quiest la pierre ponce la plus sine, & parles fibres entrelasiees d'une autre quiest la pierre ponce la plus grossière.

Si l’on éroit sûr, à n’en pas douter,de quelle nature la pierre ponce 'éroit

dans son origine, il me paroîtroit plusconvenable de la joindre a la fuite dela pierre , ou de la matière dont ellen’est que la scorie, comme plusieursMinéralogistes l’on t fait pour les sco-ries ^des métaux. Mais étant impossi-ble de déterminer ce point, & dontla différence qui est entre les senti-ments de LinnœuS & de Wallerius faitsentir toute la difficulté , il me pa-roît que , si l’on veut ranger cesmatières dans un système sur les pier-res., qu’on doit suivre en cela l’idéede Limmis, qui ne pêche peut êtreque dans ce qu il réunit le noir de fu-mée ou la fuie avec ces matières. J’ai-merois .mieux la joindre avec les au-tres combinés qui peuvent résulter dela déflagration des végétaux. Cettecorrection étant faite , j’adopceroisl’opinion de M. Linnteus & je carac-tériserais cette pierre comme a faitWoltersdoff : on ne distingue réelle-ment que deux fortes de pierres pou-ces ; l’une est composée de filets ar-rangés à-peu-près parallèlement, ëcd’un cendré quelquefois soyeux. C estapparemment ces filets & leur dispo-sition qui a fait penser à Walìerius quela pierre ponce n’étoit quede l’albestepeu dénaturé par le feu, l’albeste étantainsi formé de pairies longues &appliquées les unes contre les autres,

(io) Pline le jeune, liv. i, Ep. 9 : O mare! ô litus! verumque secretum»que {j.ov!TiJov 3 quam multa invenitis ? quam multa dictatis ?