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Tome douzieme.
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48 NATURALIS HI 8 TORIL LT B. XXXVI.

sed. &c ii pumices, qui sunt in usu corporum laevigando-rum feminis, jam quidem &c viris, atque (ut ait Catiil-

dans une efpece de parallélisme. Laseconde efpece de pierre ponce différéde la premiers , non seulement parl’arrangement de ses parties, qui negardent aucun ordre , mais quoiquelégere , elle Test ordinairement un peumoins que sature. ■ Ses cavités fontcependant plus grandes , plus nom*breuses, & il faut que cette pesanteurlui vienne de celle que ses parties ontintrinsèquement. 11 y en a néanmoinsdonc la légérêté est au moins a u filgrande que celle de la premiers ef-pece ; ce qui semble dénoter, ou queces pierres apparrenoienr avant qu’el-les eussent souffert faction du feu, àdes pierres de pesanteur spécifiquedifférente , ou que le feu a été plusviolent pour les unes que pour ies au-tres. La couleur de ces pierres, est leplus souvent d’un noir ou d’un brunassez foncé , il y en a aussi d’un rougede différente nuance ; je n’en ai pointvu de blanches ou de jaunâtres , cescouleurs font celles que l’on remarquecommunément dans la premiere ef-pece.

11 y a lieu de penser que ces pierresde quelque pays qu’elles soient fontde l’une ou de l’autre efpece , & qu’ily a peu de variété en cela. Le Cabinetde M. le Duc d’Orléans , renferme deces'pierres quej’aiapportéesdu pays deDeme,du montd’or,de la montagne deVoivic; il y en aauffi del’île de France,de l île Rodrigue en Amérique , & duVesuve en Italie. Ces pierres font sisemblables les unes aux autres , qu’ilest difficile de les distinguer entre el-

les , lorsqu’ellessont de la même cou-leur & de la même efpece , elles con-viennent même, en ce qu’elles onclespoints d’une efpece de verre jaune ounoirâtre , que j ai dit en parlant dansle second livre des laves des volcans,être une des marques des pierres brû-lées &. rejettées par ces feux souter-rains : on voit de plus dans les cavitésde celles de la seconde efpece , despaillettes d’une matière brillante 8cvitrifiée, de quelque endroit que cespierres soient. Pline ne parle que dela premiere efpece , qu’il est aisé dereconnoîrre par la blancheur qu’il luiattribue , par sa légérêté & par la fa-cilité à se broyer qu’elle devoir avoirpour les usages auxquels les Romains; ì’employoient. Quand Pline n’auroitpas aussi bien décrit ces pierres qu’ill’a fait, il n’y auroit guere, moyen deles méconnoître, lorsque l’on sait parles observations modernes , que lesendroits d’où les Romains tiroient cespierres , font des lieux qui brûlentencore maintenant, ou qui donnentdes marques de Faction des feux sou-terrains. M. de Tournefort dit, deMilo , que c’est une roché pres-que . creuse , spongieuse , pour ainsidire, & pénétrée de seau de la mer ,que les mines deferquis’y trouvent,& qui ont fait donner le nom au.quartier de Saint Jean de fer, y entre-tiennent des feux perpétuels. M. deTournefort attribue à ces feux la fer-tilité de la terre de cette île , il la con-sidere comme un poêlé qui renfermeun feu qui met tout le jeu de ia végé-

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