HISTOIRE NATURE LLE, L 1 V. XXXVI. JJ
ils onc préféré la pierre Etéfienne à toutes les autres ; en-suite la pierre Thébaïque ou pìropœcilon , comme nous savonsappellée précédemment , ou psaronion comme d’autres l’ap-
nom de chrysite ; mais Gesner ne ditpas ce qui l'engage à faire cette cor-rection, Sa conjecture , au reste , meparoîí être plus probable , que celledes Auteurs qui veulent, selon Agri-cola , que la pierre chrysite ne soitqu’une espece de pierre de touche, Scqui n’a son nom qu à cause de la cou-leur que l’or y laisse lorsqu’on en faitf épreuve sur cette pierre ; d’autresdonnent, comme le veut encore Agri-cola , le nom de chrysite à une especede pierre à aiguiser d’entre Penick ScRoseburgî dans le Cercle de la haute-Saxe , en Misnie. La figure que Plineassigne à cette pierre, fait tomber cettederniere conjecture ; de même quecelle qu il attribue à la pierre chala-^ias , infirme l'explicarion que l’ontrouve d u nom de cette pierre dansles Eclogues du Géoponicôn, où ilest dit, que cette pierre est ainsi ap-pellée , parcequ’elle a la vertu d'éloi-gner le grêle. L’étimologie de Plineest plus sage , plus conforme à la rai-son , quoique cependant une idée auffifolle que cette derniere peut être l’o-rigìne de ce nom. Plusd’une pierre nerient le sien que de semblables opi-nions , on en a plusieurs exemplesdans Pline même ; une connoiííanceplus intéressante que celle de l’étymo*Iogiedunom de cette premiere , se-roit-elle de la nature de la pierremême? M. d’Argenville , je ne faissur quelle raison , dit que c’est uneespece de Calcédoine. Kundman placeauffi la chrysite parmi les pierres qu’on
appelle communément pierres pré-cieuses ; M. d’Ârgenville définit feu-lement celui-ci , Sc dit que c’est unepierre de couleur d’or ■> donner desemblables définitions , & spécifierdune maniéré si vague des choses trèsdouteuses Sc fur leíquelles il est trèsdifficile de se déterminer, c’est être ,outrés facile à fe convaincre , Ou pen-ser ttop aisément qu’on nous en croirafur notre parole. Chala^ias peut auplus faire penser que c’est d u gravier,& dès-lors il est vrai que parmi ce gra-vies , il peut y en avoir qui soir deCalcédoine , mais auffi de toute autrepierre , la figure attribuée à la chrysiteest plus capable de six et les idées ,mais penser qu’elles le font, c’est ap-percevoir trop de lumière , où l’obscu-riré est encore très épaiste : ce quePline dit être.
C’est d’après des preuves qui nefont pas beaucoup plus fortes Sc plusconvaincantes-, que l’on pense que lapierre basanite est un marbre. Le nomde cette pierre a pour racine tìn verbegrec, qui signifie éprouver ; il n’en a pasfallu d’avantage pour se persuader quecette pierre devoir être un marbre sem-blable à celui dont nous nous servonsdans cette occasion. Cela peut être ,mais les preuves que nous en avonseue jusqu’à présent, n’ayant qu’uneétymologie pour fondement, me pa-roistent auffi fragiles que les étymo-logies le font le plus souvent elíes-mêmes. II est vrai qu’il falloir quecette pierre fût dure, puisqu’elle fer-