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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXXV I. JJ
pellent j & mettent au troisième rang la chryíìte, ainsi. nomméece quelle est semée 8c comme grêlée de grains d’or. LesMédecins vantent auílì les mortiers de pierre basanite ; car cette•derniere ne rend rien de sa substance dans la trituration. Quantaux pierres qui rendent un suc dans la trituration humide, ellespassent pour être propres aux médicaments des yeux; & c ’ e stpourquoi, lorsqu’il s’agit de ces médicaments, on préféré lesmortiers de pierre Ethiopique. On dit que la pierre Ttenarienne,la Pœnique Sc fhtcmatite font utiles pour broyer les médica-ments à base de safran; que l’autre pierre Txnarienne, qui estnoire, &; la pierre de Paros, ne font pas aussi propres aux usa-ges médicinaux; 8c qu’on doit leur préférer l’albâtre d’Egypteou l’ophke blanche; car c’est ce genre d’ophite dont on com-pose des vases 8c des amphores de vin.
A Siphnos (z) se trouve une pierre qui se laisse creuser Sc tour-
aucune sur cette matière.
On pourra: voir à difíérents articlesce que l'on a dit de l’hématite, du mar-bre de Paros , de l’albâtre & de l'o-phite , & le chapitre zo du livre ri ,où Pline rapporte les vertus du fa*fran «.
(r) Note de M. Guettard. » Si-phanto , autrefois Siphnos , est , ditM. de Tournefort, couverte de mar-bre & de granit. Siphanto étoit autre-fois célébré & riche panses mines d’or& d’argent ; à peine sait on aujour-d’hui où elles se trouvent. Pour nousfaite voir la p! us fameuse , on nousmena fur les bords de la mer, près deSan Sosti, Chappelle à demi ruinée ;mais nous ne vîmes que l’entrée de lamine , & l’on ne put nous conduire
f ilus avant, à cause des embarras & deobscurité du lieu. se plomb est fort
‘ Tome XII.
commun dans cette île ; les pluies y endécouvrent presque par-tout ; la mineest grisâtre , lisse , Sc rend du plombqui approche de l’étain. Lorsque lespaysans veulent chasser , ils vont laprendre dans les champs Sc la fondentpour en faire de la grenaille. Ce plombqui est comme une céruse naturelle, sevitrifie facilement, Sc c’est ce qui rendexcellentes lesmarmitesde l’île. Theo-phraste , Pline, Isidore, assurentqu’ontailloir à Siphnos au ciseau des pots àfeu d’une certaine pierre molle , les-quels devenoient noirs & très durs,après qu’on les avoir échaudés avecde l’huile bouillante : on estimoit auílìles gobelets qui se fabriquoient danscette île. M. de Tournefort connois-sant si bien ce que les Naturalistesanciens a voient écrit fur Siphanto ,n’a pas été, fans doute, à portée de vé-rifier ce qui regardoit la pierre dont
H.