Band 
Tome douzieme.
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/8 NÂ ÏU R ALIS lí ÏSTÓR I JE, L IB. X X X V I.

coquendis cibis utilia, vei âd escuientorum usus : quodin Cdmeníi Itálise lapide viridi accidere scimus. Sed in

on fabriquoit des vases , comme il l’aété pour les mines. Ce grand Natura*liste n’aurok pas , fans doute, manquéde nous éclairer fur ce point curieux ,s’il l’eût pû y à Ion défaut l’on est obli-gé de recourir à Pline lui-même, pourradier de tirer les conjectures les plusprobables j les Auteurs, ceux au moinsque l'on a consultés , ne nous éclairrent pas plus que M. de Tournefort..llparoít donc que cette pierre étoitde la nature de la pierre de Corne,dont il est parlé dans Pline j & la qua-lité de s’endureir & de noircir parl'buile que celle de Siphanto avoir ,ne fait rien au fond fur la nature decette pierre, comme on le dira plusbas j ainsi lorfqu’on aura bien carac-térisé la pierie de Corne, je crois quel’on pourra regarder celle de Siphantocomme une efpece du même genre.On observera avant toute chose que,,suivant láremarque de Scheuchzer,Pline appelloit íâ pierre de Corne dunom de l’endroit ou les vailleaux.qui en étôieuc faits se vendoient, &non de celui où l’on tiroir la pierre ;celui - ci, éroir comme aujourd’huiPlurium , ville située auprès du lac deGeneve : on les tranfportoit ds Plu-rium à Corne , d’où on les rcpandoitdans toute Tltalie.

Personne n’a mieux caractérisé cettepierre que M. Pott, habile Chymisted’Allemagne. Après un grand nom-bre d’expériences physiques , il éta-blit ainsi-son caractère. C’est , dit-il,,une pi erre molle , dont la surface estgíiíîante , & qui,, a, l’attouchement,

ressemble au savon , médiocrementpesante, transparente , tantôt plus »tantôt moins, propre à être sciée &travaillée avec des outils de fer, d’itnecouleur blanche, plus ou moins cen-drée, quelquefois verdâtre ou marque-tée de diverses taches, quelquefois jau-ne, couleur de safran, ou enfin noirâtre-M. Pott s’énonce ainsi dans l’excel-lent Mémoire qu’il a donné fur cette:pierre,inféré dans le volume des Mé-moires de 1 Académie de Berlin pourl’année 1747. Cette description neconvient cependant à la pierre deCorne , qu’autant qu’elle est une ef-pece de celle dont M. Pott parle: carce n’est pas précisément elle qu’il dé-crit , mais celle dont il donne Ténu—mération des propriétés auxquelles-on doit reconnoître les pierres de ce-genre de quelque pays qu’elles soienr.En pesant toutes les propriétés queM. Pott attribué à ces fortes de pier-res , on se persuade aisément qu’il doit:y avoir une grande affinité encre elles:&C les argilles qui entrent dans lesarts ; aulïî M. Pott pué tend-il qu’il estassez indifférent de la regarder com-me une pierre ou comme une argiiledurcie, lì paroît, dit-il, par tous les;phénomènes que cette mari-ere pré-sente ,qu'elle doit plutôt être rappor-tée au'genre des argilles , puifqn’eliese durcitau feu, ce quinarrive qu’aux:seules argilles. La feule chose err-quoi elle différé de l’argilie pure &cde la terre de foulon ou de la terre:savonneuse, c’est quelle ne se délaiegas de. même dans l’eau ^ d’ailieurs.