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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXXV I. /9

ner en vases propres à cuire les viandes, ainsi que des plats àmettre fur table. On tire le même service à Corne, en Italie,d’une pierre verte; ce que je puis certifier. Mais le régime de

toutes les qualités font les mêmes, &il n’y a de différence que dans le de-gré : car en la pulvérisant & la lavant,elle se laisse en quelque sorte travail-ler à la roue du Potier, quoique moinsbien que l’argille,réduite 'en pare avecde l’eau ; elle se durcit au feu , maisavec une moindre consistance que fansavoir été pulvérisée. II résulte de làquelle contient moins de particulesglutineusesque l’argille; & que la pul-vérisation en dstninuant encore lenombre , il faut y subvenir par l’addi-tion de quelque autre matière ; ainsiroutes les pierres qui font molles , demaniéré à être fendues au couteau outravaillées au tour , glissantes à l’at-rouchement, & sur tout qui se dur-ciíïent au feu , appartiennent à cegenre de pierre , car ce sont là sesvrais caractères. Par conséquent , lapierre serpentine , dont on fait autour tant de mortiers, & autres vasesà broyer, & qui acquiert une extrêmedureté au feu , doit être rangée dansla même classe, elle est même remar-quable par fa noirceur , ou son verdfoncé , & l’on peut la regarder commeune sorte singulière de pierre ollaire :en la calcinant dans un vaiíleau fer-mé , elle jaunit considérablement ;l’espece de Bareuth a plusieurs diffé-rences de degrés , suivant qu’elle estplus dure ou plus molle, plus ou moinstransparente. Celle de la Chine estordinairement aífez claire , mais lespetits morceaux de la terre ordinaireblanche de Bareuth , parodient auffitransparents vers les extrémités , &

en y ajoutant des malles vitrifiables ,on peut augmenter cette disposition.II y a aussi de cette terre , qui devientplus compacte au feu , 85 plus pro-pre à contenir, l’eau comme celle deSuisse & de la Chine ; au lieu quela terre de Bareuth reçoit plus aisé-ment au feu des fentes, au travers des-quelles l’eau suinte ensuite. La pierrenéphrétique que les Anciens ont prisecommunément pour une espece dejaspe verd, doit auffi être rapportée á,la nôtre, puisque ce n’est, au fond ,qu’une espece íînguliere de stéatite,plus ou moins transparente & verte,mais qui surpasse de beaucoup toutesles autres en dureté : que la principalepartie de fa terre soir stéatitique, c’estce qu’on ne sautoir contester , envoyant la maniéré dont elle se durcieau feu , qui va jusqu’á la rendre pro-pre à j errer des étincelles. Sa verdeurvient du cuivre qui y est mêlé , auffien y joignant du borax en rire-r onquelques parties de cuivre. La pierrenéphrétique de la Chine est du mêmegenre, mais plus transparente & d’unecouleur plus claire , au lieu que cellede Saxe est opaque & foncée. Quandla terre de la stéatite abonde en fersuperflu , elle reçoit la dénominationde crayon rouge, & peur-être quedans la fuite on en découvrira encored’autres especes parriculieres.

C’est fur ces principes de M, Pott,que M. Wolsterdorft a rangé dans fortsystème des pierres , fous le mêmegenre, la stéatite ou craie d’Efpagne,éc qu’il désigne par son opacité , sa

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