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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXXVI. 65

est une pierre blanche (5), si tendre qu’on la scie plus facile-ment que le bois. Quant à l’Italie (6), elle ne manque point deces sortes de pierres tendres, qui servent à couvrir les toits &cles auvents, ou à faire des couvertures de toits de différentescouleurs, disposées de maniéré à imiter le beau plumage du paon.

qui est échancrée de façon que le vais-seau qu’on doit creuser peut y entrer& y tourner facilement. L’axe passepar un trou qui est fait à un autremontant & va s’attacher à une rouesemblable à celle d’un moulin , Scque l’on fait mouvoir par l’eau dequelque ruisseau. Lorsque seau estsur cette roue Sc que tout est prêt,Touvrier qui doit creuser le vaisteaus’arme d’un outil de fer en forme d\S

Ï ilus ou moins courbée. 11 appuie pare milieu cet instrument fur deux bou-lons de bois que l’on a fait entrerdans un montant différent du premier,& qui est peu éloigné : de cette façonl’instrument devient plus sûr Sc plusferme. Par un de ses bouts , il est ap-puyé fur le vaisseau, Sc de l’autre il esttenu par l’ouvrier qai, en le dirigeantavec attention , creuse peu à-peu levaisseau. Pour le faire avec plus defacilité, il se sert d’abord de l’instru-ment le moins courbé , & succestìve-mentde trois qui le font plus les unsque ses autres j il peut ainsi parveniraisément jusqu’au fond. Comme ilforme d’un même morceau de pierreplusieurs vaisteaux , il commence àen détacher se plus grand, c’est-à-dire,qu’il leve la couche la plus exté-rieure de la masse , & a i n si de fuite-jusqu à ce qu il soir parvenu a ucentre , de sorte qu ils sont ainsi ungrand nombre .d’une minceur , quel-quefois telle quellç jie surpasse pas

Tome XII.

celle de la lame d’un couteau. Cesvaisteaux, ainsi faits, se mettent lesuns dans les autres ; on les arme d’uneanse de fer Sc d’un cercle de mêmemétal, dont le bord supérieur est en-touré , & tout l’extérieur même poul-ies empêcher d’ëcre castes prompte-ment. S’ils se cassent malgré cetteprécaution, on y soude , suivant laremarque de Scaliger , un morceaude la même pierre avec du fer , & onle fait avec beaucoup d'arr Sc d’a-dresse. 11 falloit fans doute que ce fûtau moyen d’un pareil tour, qu’on tra-vaillât cette pierre du tems de Pline,Sc cet art n’a peut-être pas beaucoupchangé depuis ce tems : mais commeon ne trouve aucun détail dans cetAuteur, & dans les autres Anciens, onne peut rien déterminer fur ce fait.On ne voir pas non plus dans les voya-geurs qui ont parlé des vaisseauxqu’on fait en Norwege Sc dans leGroënland, la façon dont ces peupless’y prennent pour les creuser, llparoîtcependant que ce n’est que lentementqu’ils le font& au moyen de quelquesoutils qu’ils ne savent pas faire mou-voir par une roue qui doit accélérerl’ouvrage. Us imitent, fans doute, encela les Sauvages du Canada , quicreusent à-peu près leurs calumets. Cen'est chez eux qu’un ouvrage de pa-tience , que leur peu d’occupation leurpermet de suivre , Sc qu’ils peuventcependant assez aisément exécuter, v»

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