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Tome douzieme.
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66 NATURALIS HISTORIEE L I B. XXXVI.

Specularis verò (quoniam & hic lapis nomen obtinet)faciliore multo natura finditur in quamlibet tenues crufi-

le peu de dureté de toutes ces pierres,lorsqu’eîles n’ont pas passé au feu.Cet agent peut seul, suivant M. Potî,les durcir , quand on n’y feroit pasbouillir de l’huile, comme le demandePline , pour qu’elles acquerent cettedureté. C’est une des propriétés decette pierre de se durcir ainsi au feu,indépendamment de toute prépara-tion.

Les avantages que l’on a trouvésdans ces vaisseaux, les ont fans doutefait préférer à ceux de métal & deterre. Burnet dit qu’on cuit beaucoupplus vîte dans ces pots , que dans ceuxde métal ; c;ne le bas en demeurebeaucoup plus chaud ; que les viandesv ont un goût plus savoureux ; que lefeu n’y fait pas de fentes, sc que s’ilsviennent à fe casser , on peut les recoudre aisément avec un sit de fer.M. Pott, a l’égard de ceux de Baueiith,que l’on accuse de lai fier suinter lesliqueurs, de les revêtir de verre fu-sible , propose de leur faire un en-duit qui y forme une espece décou-verte , Sc les rendre ainsi plus com-pactes Sc plus solides. Quand nous neBattrions pas déja- dit , on sent bienque, puisque l’on fait des pots de cettepierre , on peut en fabriquer tout an-tre vase, comme rhétieres, caffetieres,cruches , pots à l’eau , Sc antres usten-siles . Les Cabinets des Curieux sontremplis de vaisseaux de parade faitsâvec la pierre de lard de la Chine,qui n’êst qu’une espece de cette pierre.Agricola remarque que les Fondeursen font des moules pour fondre l’ai-

rain. Polycarpe Chrysostome rapportequ’on en fait des balles de fusil & desDoutons d’habits : on en forme main-tenant des boules dont les enfants s’a-mufent, & des petites statues , donton orne les appartements. Cette pierreest propre à une infinité d’ufages quidoivent engager à la connoître de plusen plus &c à en faire une recherchequi ne peut être qu’utile & avanta-geuse M.

(3) Note de M. Guettard. » La cou-tume de fendre cerraines pierres avecles scies à dents, s’est conservée jus-qu’au tems présent. II ne s’agiroit quède parler de la pierre Sainr-Leu deCeran , dont on emploie une si grandequantité à Paris, si on ne vouloir quedes exemples qui pusient être despieuves de ce que Pline avance ; il nefaudroitque rapporter l'usage que l’onfait en Bourgogne Sc dans quelquesautres endroits de la France, de cer-taines pierres blanches qui fe levantaisément par feuillets , & servanta couvrir les massons, comme cellesdont il est parlé dans cet endroit dePline, ont encore plus de rapport avecces pierres , que celles de Saint-Leu 7mais de semblables citations sont peuintéressantes si elles ne sont pas sou-tenues par quelques remarques quipuistent faire connoître la nature deces pierres. Ainsi je m’étendrai un peuplus fur les efpeces de pierres qui fecoupent ainsi aisément avec 1a scie àdents, & sot celles qui peuvent fe le-ver par feuillets»