68 NATURALIS HISTORIEE LIB. XXXVI.
tas. Hispania hunc olim citerior tantum dabat, nec tota,sed intra centum millia paisuum circa Segobricam urbem r
ou moins d’un pied en quarré , donton pave les Temples & les autres en-droits publics. Les. carreaux de Caënfont, par exemple, regardés commeles meilleurs dont on fe serve à Paris,où l’on en emploie aulîì qui font decette efpece de pierre des environs decette ville , qu’on appelle pierre deliais ; mais ceux ci ne font ni aulîìfins, ni aussi blancs. On taille danscertains endroits des pierres pareilles,en quartiers beaucoup plus grands ,& l’on en couvre des maisons, en lesarrangeant comme les tuiles j mais cesquartiers, ayant au moins un pouced’épais, ne peuvent pas être regardéscomme ceux dont il est parle dansPline : je crois que les pierres dontcet Auteur fait mention , font plutôtdes efpeces de laves, ou des schistesblancs, qoon peut regarder commedes ardoises blanches.
Les laves font des pierres très min-ces , qui ne fout que les différenteslames dont certains rochers font com-poses. Ces lames fe taillent en formede tuiles. 11 y en a qui font d’un blancfal ; d’autres font d’un blanc jaunâtreferrugineux, & un peu graveleuses jcelles ci fe tirent de Moieau, en Bour-gogne , du côté d’Auxerre ; les autresde plusieurs endroits de la Champa-gne, comme aux environs de Ricey,dans le Bassigny. Les maisons de toutce canton en font couvertes. On les yemploie de la même maniéré que latuile ordinaire plate. Les combles desbâtiments font feulement moins élè-ves que ceux dont la. couverture est
de cette tuile. Les laves fe calcinentau feu, &, de même que de la plupartdes pierres des cantons où elles fe trou-vent , on en peut faire de la chaux.
II paroi t par les Auteurs, que parmiles schistes, il y en a qui donneroientde la chaux, étant calcinés, & d’au-tres qui n’en donneroient pas, maisquife vitrifieroient j ou plutôt les Au-teurs font partagés fur ce fait. Le fa-meux Henkel place l’ardoife dont oncouvre les maisons, quiestune efpecede schiste, avec les pierres fusibles.,c’est-à-dire qui fe vitrifient au feu.M. Linnaeus, &c , d’après lui Langius.,la rangent avec les pierres calcaires.M. Potr, quia été suivi de Wolterf-dorff, prennent, en quelque forte,un état moyen ; ils font une classe despierres qui fe durcistent au feu com-me l’argiile ; ce qui les leur a fait ap^peller pierres argilleufes. Le schisteest, suivant eux, un genre de pierredecette classe. Une diversité de senti-ment aussi grande sur un fait, est assezsingulière. Je crois quelle ne dépendque de ce que ces pierres, pouílees àdifférent feu, peuvent passer par cesdifíerents états, ou de ce qu’il ne fautque très peu de matière calcinablequi soit mêlée avec ces pierres pourles faire réellement vitrifier elles»mêmes. Si un schiste est parsemé daquelques parties pyriteufes, ou cal-caires , ce schiste fusera aisément ,tandis qu’un antre qui n’aura pas da .ces parties soutiendra plus long-temsle feu, s y calcinera en quelque forte ,
& formera une efpece de chaux. Ainsi