JZ NATURALIS HISTORIEE L IB. XXXVI.
Cappadocias, molliísimis & ampliffimse magnitudinis , sedobscuris. Sunt & in Bononiensi Italiae parte breves, ma-
la sélénite , de la pyrite ou d’aucresmatières semblables qui feront quequelques-unes de ces pierres serontattaquées par l’eau forte , & d’autresne le seront pas , dont M. Linnatusdonne des exemples j ce qui n’est pointcontraire à í’idée de Pott & de Wol-tersdorst, qui veulent que ces pierres,en tant qu’elles font argilleuses , ré-sistent à faction de l’eau-forte, de mê-me que les argilles pures ; ceci, au con-traire, rapproche beaucoup ces diffé-rentes substances les unes des autres.
Une variété dont il n’a pas encoreété question , & qui est une de cellesqui méritent peut-être le plus notreattention , dépend des empreintes depoistons ou de plantes dont beaucoupde schistes font couverts , tandis qued’autres n’en ont point. On a parléautre part des empreintes des poissons ;il faut dire quelque chose ici de cellesqui représentent des plantes. La plu-part des plantes dont on voir la fi-gure fur ces pierres , font les fougè-res & les capillaires. Scheuchzer , quia tâché, dans son Herbier du Déluge ,de rapprocher ces empreintes desplantes que nous connoistons, & quil’a fait en suivant le système de M. deTourneforc sur les plantes, adonnela gravure de plusieurs de ces em-preintes, Scheuchzer prétend y recon-noître des eípeces semblables à cellesde nos bois. D’autres Auteurs , &particulièrement M. de Juffieu l’aîné ,pensent que ces plantes font de l’Amé-rique , Sc qu’il y en a qui se reconnois-sent parmi celles dont le Pere Plu-
mier a donné la figure dans son ou-vrage sur les fougères de l’Amérique,dans ceux de M. Sloane fur la Virgi-nie , Sc de Plukenet, fur les plantesen général. Une preuve de la proba-bilité de ce dernier sentiment, setire de ce que l’on rencontre quel-quefois pêle-mêle, avec ces plantes,des fruits qui font de pays étrangers ;celui, par exemple, du Barbad, dontles Egyptiens font usage pour étein-dre la soif. 11 est vrai que ceux quisoutiennent le sentiment contraire ontà répondre que ces fruits ne font peut-être pas bien déterminés, Sc qu’il estaisé de se tromper dans ces forces derapports, Sc de même que l’on croiereconnoitre des fougères, des polypo-des, des lonchites , des filleules d’A-mérique dans ces empreintes, eux yvoient la fougere commune de cepays, le capillaire blanc ou noir, l’os-monde royale des campagnes où lesschistes se trouvent, ou dans lesquelsil y a lieu de les soupçonner. Com-ment pouvoir décider entre d’aussigrands Naturalistes, qui joignent à laconnoislance des fossiles celle de$plantes. Si les uns ou les autres setrompent, comme cela doit être, n’ya-t il pas à craindre, en prenant parti,de tomber foi même dans l’illusion ?Ne réuniroit on pas les esprits, en di-sant que l’on peut trouver dans cesempreintes-celles des plantes d’Euro-pe, d’Amérique & d’Afrique? maisla difficulté resteroit toute entiers,puisque nous ne voyons pas qu’on aitdécouvert sn Europe les fougères d’A-
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