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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, UV. XXXVI. 75

petite dimension , semées de taches, &; embarrassées dans unesubstance de silex : il paroît toutefois quelles ne font point d’au-tre nature que celles qu’on tire en Espagne de carrières creusées

que d’après des Auteurs qui l’ont pré-cédé , & qui font d’excellents obser-vateurs , comme Mylius, Vsodavard,Helwing & quelques autres sembla-bles. J’ajoucerai à ce grand nombred’exemples, un, qui estd’autant plusintéreflant, qu il est tiré d’un schistenoir & dur , que l’on peut regardercomme une ardoise aster bonne, 8cqui vient de l’Iste Royale, dans leCanada. Certe ardoise, qui est du Ca-binet de M. de Juiïìeu, fait voir uneempreinte d’une belle fougere , quipourroit se rapporter auiïi-bien auxfougères d’Europe ou de l’Amériqueméridionale, que celles que l’on trou-ve dans les pierres de notre continent.

II paroît donc , par routes ces cita-tions , que c’est dans les pierres feuil-letées , & qui font du genre des ar-doises , que i’empreinte des plantesse trouve communément ; 8c il sem-ble même que M. Linnteus y en aitfait une réglé générale. C’est au moinstoujours des schistes, ou pierres Feuil-letées qu’il nomme lorsqu’il s’agitdespierres qui font voir fempreinre defougères, de feuilles, de fleurs ou defruits.

II ne faut pas croire cependant quetous les schistes soient ainsi gravés,on peut même dé j a conclure le con-traire de ce qui a été dit des variétésque l’on remarque dans les schistes,puisque nous avons regardé commeune variété de ces pierres, celles quiétoient ainsi gravées. La France estremplie dans une grande partie de son

étendue, comme on l’a dit dans lesecond livre. Depuis les bords de kballe Normandie , jusqu’à ceux dela Flandre, en passant par l’intérieurdes terres de la France, on peut trou-ver une infinité d’endroits qui abon-deront de cette pierre. L'Angleterre,l’Allemagne, la 8uifle, la Suede, enrenferment. M. Linnœus cite en gé-néral, les Alpes de la Laponie, kVestrogothie, la Néricie, la Scaniejen un mot, tous les pays qui peuventêtre placés dans des bandes de tec-reins de la nature du schiste, renfer-ment de ces pierres, ou il y a lieu desoupçonner qu’ils peuvent en renfer-mer j ce qui fuir de l’idée que l’on adonnée de i’arrangement des pierresdu globe terrestre

(4) Dans les Gaules, & notam-ment en Picardie, comme l’obferveDupinet.

( 5 ) Dupinet nous indique cettepierre en Picardie, & dit qu’on knomme pierrefranchi.

(6) Je lis au texte & hic quidem sec-tiles sunt ; ce qui fait opposition atrans Alpes qui précede. On lisoicavant nous , íy hi quidem scctiks surit,.Mais alors il s’agiroit de pierres blan-ches: or,peu de pierres blanches & ten-dres de la Gaule Belgique font propresà faire des couvertures de toits. Du-pinet reconnoît que Pline désigne icil’ardoise, laquelle est u.ne pierre bleue,

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