j6 NATURALIS HISTORIA L I B. XXXVI.
funda altitudine. Necnon & saxo inclusus sub terra inve-nitur, extraliiturque, aut exciditur. Sed majori parte fos-
qui se trouve dans l’ Anjou, dans l’ Au-vergne, Sc aux environs de Charle-ville. Consultez cependant, ci-dessus,ìa note z de M. Guettard'.
( 7 ) Ce n’est point le talc , ni lemica. , maneres dont probablementétoient les vitres des Anciens, & donton Fait encore aujourd’hui les vitresdes vaisseaux. Les Russes ne se fer-voient autrefois, pour leurs vitresque de leur beau mica de Russe. Sé-neque avoit vu s’introduire cet usageà Rome. 11 écrit, Ep. 6o:Quœdamnosra demum prodiisse memoriascimus ,ut specularium usum ,perlucente tesa ,clarum transmittente diem. Adrien Ju-nius a eu tort de croire que les vitresdes Romains fussent de verre , &que Martial ait parlé de vitres deverre dans ce distique :
Hibernis objecta notis specularia purosAdmittunt soles & sine foce dies.
Encore une sors, il s’agit ici , chezPline , de la forte de gypse, appelléemiroir âne , comme rétablit M.Guet-rard. Ce Savant , au reste , n’a pas prisgarde que Pline , par ces paroles , ab-solutus segmento, donnoit 1 ’indicationde la figure qu’affecte la pierre fpécu-laire, figure conforme à celle du gypsemiroir d ane.
{8 ) No'te de M. Guettard. -, Lesenvirons de Boulogne , en Italie ,donnant, selon Pline, de la pierrespéculaire, le moyen le plus sûr denous éclairer fur cette pierre étoit dechercher dans ce pays rempli de Na-
turalistes habiles, recherche qui parlà etoit encore plus commode quecelles que l’on pouvoir faire dans lecanton de Segobre, en Espagne, quia presque toujours été aussi dépourvud’Amateurs de l’histoire naturelleque 1’ifle de Chypre, la Cappadoce,l’Afrique, qui, comme le dit Pline,donnent aussi de cette pierre. On along-tems discouru, on a beaucoupvarié de sentiments avant de pouvoirfixer les idées. Je ne connois pasd’Auteurs qui aient parlé là dellusplus positivement que Mercatus. Leterritoire de Boulogne, dit cet Au-teur, renferme encore de nos joursbeaucoup de pierre spéculaire, dontPline fait mention. Le témoignaged’un Naturaliste tel que Mercatusdoit affermir notre sentiment, dèsqu’on saura ce qu’il entend par cettepierre. Ce n’est autre chose, selonlui, que celle qui porte maintenantce nom, ou celui de miroir d’âne,parcequ’elle peut servir d’un miroirgrossier , ou d’alun de scajole, parce-qu’elle se leve par lames qui s appel-lent scaglie en Italien; dès lors l'ondoit connoitre á ne n plus douter cequ’est la pierre spéculaire de Pline-Celle que nous appelions ainsi a tou-tes les propriétés que Pline attribue àla sienne ; elle est transparente , sefend en feuillets très minces, est quel-quefois blanche ou jaunâtre, quelque-fois d’un brun plus ou moins foncé Scpresque noir. On l’emploie encore,non pas à faire des vitres, le verreayant fait tomber cet usage, mais s