HISTOIRE NATURELLE, L IV. XXXVI. 77
à une grande profondeur. On trouve aussi sous terre des pierresfpéculaires engagées dans le roc, d’ou on les tire fans résistancedes fentes du roc ; ou de force, en taillant le rocher. Au reste ,
couvrir quelques petits tableaux depeu de conséquence, & dont le vilprix demande qu’ils soient couvertsd une matière qui coûte peu. Certepierre ne se trouve pas en grosses mas-ses, celles d’un pied & d’un pied Scdemi de long, fur quelques poucesde large, font ces morceaux considé-rables. Si Pline avoir déterminé lafigure de cette pierre , l’on n’auroirrien à desirer fur ce qui peut établirentièrement la ressemblance entre elleSc celle des Modernes. Celle-ci formeassez communément des paralie lipipe-des, ou elle est triangulaire. Un ca-ractère auífi marqué auròit fait éva-nouir tous les doutes ; car ce quePline dit pouvant s’appliquer aussibien au ralcqu’à la pierre spéculasse,il a toujours été, jusqu’à Mercatus,très difficile de déterminer la naturede cette pierre, & peut-être mêmeque malgré les lumières que Mercatusnous a données , il peur très bien fefaire que parmi les différentes pierresspéculasses dontil est parlé dans Pline,il y en avoir quelques-unes qui croientdu talc, le coup d’œil pouvant aisé-ment tromper dans l’examen qu’onfait de cette pierre, Sc étant, à cequ il paroîc, le seul moyen que Plineemployoit. Létale, ainsi que la pierrespéculasse, se leve en feuillets de peude grandeur;d varie par la couleur j©n en volt de toutes celles que l’onremarque dans la pierre spéculasseilest aussi transparent, & même quel-quefois plus, que cette pierre ; ainsi
il est très aisé de confondre ces deuxpierres, lors, sur-tout, qu’on ne lesvoit pas dans l’endroit où elles fe ti-rent, Sc qu’on a des morceaux frustesqui peuvent avoir perdu leur figurenaturelle. On ne doit donc pas êtreétonné de la variété de sentimentsque l’on voit dans les Auteurs, & l’ondoit être certainement beaucoup plus-porté, depuis Mercatus , à embrassercelui félon lequel on regardoit cettepierre comme celle qui porte mainte-nant ce nom.
L’on ne doit pas, en effet, croireque c’est Mercatus qui a le premierpensé que ces deux pierres éroient en-tiéremsnrsemblables ; long-remsavanclui plusieurs Ecrivains avoient em-brassé ce sentiment , & l’on doit mêmedire que e’étoit le dominant. L’ondisputoit principalement sur le rap-port qu’il pouvoir y avoir entre lapierre spéculasse de Pline, & la sélé-nite de ce même Auteur: on accordoiítvolontiers que la pierre spéculasse dèPline & celle des Mordernes éroientessentiellement semblables; mais le®uns vouloient en même.teins que lasé lé ni te fût la même .cho se, ce qued’autres nioient, ou , comme Boece ,ils avouoient qu’ils ignoroient-entiè-rement ce que la sefénite pouvoirêtre. La sélénite,suivant Pline au cha-pitre i o du livre 3 7, est transparente »d’un blanc tirant fur un jaune qui ap-proche de celui du miel ; elle changedéfiguré suivant les phases.de la-lune»Sc prend celle que icet astre x dans
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