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cette substance , pour la majeure partie , est soliste., Elle affecte lafigure d’un segment (9), &: l'on n’en a point encore vu qui ex-cédât cinq pieds de haut. Quelques-uns pensent que c’est une hu-
des pierres qui ressemblent à la lunedans ses quadratures. Elles font re-couvertes d’une armure de couleurd’or ; elles varient par la grandeur ;elles sont médiocrement dures , & detems en tems striées. Quoique lesEcrits d’Agricola soient, à ce qu’il pa-role , la source où Cardan a puisé sonidée, elle n’en est pas meilleure, d’au-tant plus qu’il ne peut pas s’appuyerdu sentiment de ce grand Naturaliste,qui pensoit autrement sur la nature dela sélénite , & qui la regardoit commeétant notre pierre spécnlaire. Albertle Grand veut que la sélénite soit unepierre qui naît dans certaines écrevis-ses de 1 Inde, de la Perse & de l'A ra-bie. Quelques- uns prétendent quePline entend parler des perles, lots-qu’il traite de la sélénite. Mais outreque l’on ne peut pas juger, par ce quePline dit des perles, que la sélénitesoit la même chose, ces Auteurs n’é-levant leur opinion que fur des fon-dements ruineux par eux mêmes, ilsne méritenr pas plus qu’on souscrive
à leur sentiment, qu’il seroit raison-nable d’admettre les idées fur lesquel-les ils l’établistent. Selon eux, les sé-lénites font des perles, pareeque cel-les-ci croistent & décroissent dans leshuîtres, selon le cours de la lune, ouparcequ’elles four utiles dans l’épilep-fi'e, que l’on appelle auíîi la maladiedes lunatiques , ou parcequ’elles dé-fendent les femmes qui en portentfur elles des dangers où elles peuventse rencontrer. D’autres, un peu plusMéchaniciens , disent que ce n’est quepareeque la figure ronde des perles estcause que la lune ne s’y peint tou-jours qu’en croissantlorsqu’on les pré-sente aux rayons de cette planète.Cette opinion peche par ce qui man-que aux autres. Elle â quelque chosede trop recherché , & ce n’est pas or-dinairement dans des observationsaussi fines que l’on va puiser Tidée surlaquelle on fabrique le nom des pier-res , quelque vertu vraie ou imaginai-re , quelque ressemblance grostiere ,quelque opinion populaire , font les
( 9 ) Les Anciens rapportoient tou-tes les figures au quarté ou au cercle jtoutes les autres étoient censées dessegments, ou portions, soit d u cer-cle, soit du quarté. Le miroir d’âneapproche imparfaitement de la figuretriangulaire, laquelle n’est elle-mêmequ’un quarté tronqué , & réduit àtrois angles. Pline range donc la
pierre spécnlaire clans la claste dessegments , ou figures tranchées , &dont il faudroit plusieurs réunies en-semble pour former une figure com-plete & régulière. Absolutus fig-mento désigne une figure avortes, &finie par une interruption, comme sion lavoir coupée & détachée de lafigure complete.