histoire naturelle, LIV. XXXVI. 87
& non transparentes. Nous lisons dans Juba , qu’on trouve auílìen Arabie une pierre transparente dont on fait des vitres.
Passons présentement aux pierres employées par les divers ou-vriers ; & commençons par la pierre a aiguiser le fer. II y en aun grand nombre de fortes. Celles de Crete ont eu long — temsla vogue. On donnoit le second rang à celles du mont T tegete,en Laconie. Ces deux qualités exigent l'intermede de Vhuile,-Parmi celles qui mordent fans l’huile , & à seau seulement, lesplus renommées font celles de Naxe; ensuite celles d’Arménie ,dont nous avons parlé. Celles de Cilicie font excellentes , tantz seau, qu'à shuile. Celles d’Arsinoë ,, dans sise de Chypre , nedemandent que de seau : on en a aussi trouve en Italie de cedernier régime , Sc qui aiguisent parfaitement ie fer , à seau sim-ple : il en faut dire autant des passerniques (n) de de-là les Al-pes. On met au quatrième rang les pierres qui mordent fur lefer, moyennant la salive de shomme, 6c dont on se sert dans lesboutiques des Barbiers, mais dont la grande fragilité corromptfutilité réelle. Au reste , les meilleures, dans cette quatrièmeclasse, font celles du territoire Laminitain (12), dans l’Espagnecitérieure.
Parmi le reste , peu recommandasse , des pierres, le tuf (13)
L’ufage avoir donc pu s’introduire àRome d’appeller à la façon LatineFlaminitaru b ces pierres Llaminitaìnes.Ainsi c’est avec une forte de scrupuleque je redresse ici le texte de Pline,quoique je sois convaincu qu’il avoulu parler des pierres du territoireLaminitain.
(r j) Note de M. Guettard » C’estfans contredit un défaut ellentiel dansune pierre d être trop molle, & parlà trop sujette aux viciflìtudes de f airqui la font tomber peu4 peu en pous-
sière; mais si l'on rejettoit toujoursdans beaucoup de pays des pierressemblables, on feroit réduit à cons-truire des maisons de boue commeOn le fait dans plusieurs autres, oùl’on ne trouve même pas des pierresde certe nature. Combien de cantonsde la Normandie font obligés de gâ-cher du limon & de la paille, & for-mer ainsi un torchis dont í 1s font nonseulement les planchers, mais mêmeles murs de leurs maisons; combiend endroits- de La Cbampav^^- q ni—ploient de la craie, comme la pierre