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Tome douzieme.
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<j8 NATURALIS HISTORIA, LIB. XXXVI.

esse, ut in priore vitia confidant aquaeatque per columin proximam transeat maxime pura aqua.

pierre à moudre, indépendamment decelle que l’on peut tirer de la duretéque cette pierre doit avoir, peut êtreadmise, & la douceur de cette chauxvient probablement de î’homogenéitéde ces parties, qui* se calcinant bien. & uniformément, ne la rendent pointgrumeleuse, graineuse, & rude parconséquent aa toucher.

L’explication que j’ai donnée de labonté des différentes chaux, ne paroitra peut-être pas à tout le monde aussisatisfaisante quelle pourroi t l’être pourmoi, je sens,cependant combien ellele seroit, si elle étoit établie sut desprincipes de Chymie , mais c’estencore une chose qui nous man-que , qu'une analyse bien exaóte dela chaux , & sur - tout une analysecomparée des difFérentes chaux, C’estencore au moyen d’une pareille ana-lyse que l’on pourroit expliquer ceteffet singulier de cette pierre calci-née, couverte ou simplement mouil-lée d'eau, & qui » du tems de Pline ,comme dans le nôtre , atriroit l'admi-ration de ceux qui pouvoient en êtrefrappés. Je rapporterai ce qu’on peutavoir dit pour l'expliquer, fans cepen-dant prétendre qu’on ait encore résoluentièrement le problème.

Qu’effeequi peut, en effet,occa-sionner un, bouillonnement si violentlorsqu’on jette cette pierre dans l’eau?Qu-est-ce qui peut faire, qu’aussi-tâtque ce bouillonnement est excité, ils'éleve une fumée épaisse, qui s’en-ffatnme quelquefois? Les Chimistesles plus modernes >t sentant apparem-

ment combien il étoit difficile de ré-pondre à ces questions, ne tâchentmêmepas d’en rendre quelque raison }il saut avoir recours à ceux qui les ontprécédés : mais ceux ci ne se sont-ilspas un peu trop avancés; au reste,voici ce qu en pense M. Lémet y dansfa Chymie. 11 prétend que ces mou-vements ne font occasionnés que parles parties de feu qui avoíent pénétréces pierres dans ie tems de la calcina-tion. Ces parties font challées parcelles de l’eau qui s’introduit dans lespierres ; elles sortent avec impétuo-sité , soulèvent ainsi seau , & y occa-sionnent des bouillons d’aurant plusconsidérables , que ces pierres renfer-moientplus de parties ignées.

Cette explication , toute simplequ’elle paroît, a trouvé des contra-dicteurs ; Charas , par exemple , neveut pas qu’on attribue ces mouve-ments aux parties ignées , dont il nereconnoît pas le système dans la chaux,mais aux parties salines qu’il prétendqu’elle renferme. Ces sels , venant às unir, avec rapidité , avec l’eau , vula grande affinité qu’il y a entre eux ,.yexcitent un mouvement violent. M.Charas appuie son sentiment de quel-ques expériences. Les chaux métalli-ques ne fermentent point dans beau,;olles devr,oient cependant être aussiremplies de patries de feu. Les autresfluides, comme l’esprit-de-vin , leshuiles j qui ne dissolvent pas les sels,,ne se hausíènr point lorsqu’ony plongede la chaux, Ceux qui, comme I reind,admettent les effets de l'atttaction.,