104 NATURALIS HISTORIAE LIB. XXXVI.
lecto. Utilior è molaris quia est quasdam pinguior naturaejus. Mirum aliquid, postquam arserit, accendi aquis.
Arenae tria genera. Fostitia, cui quarta pars calcis addidebet : fluviatili aut marinas, tertia. Si & testa: tufas ter-tia pars addatur, melior materia erit. Ab Apennino adPadum non invenitur fos iitia, nec trans maria.
Ruinarum urbis ea maxime causa, quod furto calcis
tuleux ; mais il pem auísi fort bien sefaire qu’il y ait en Italie des pierresainsi crouées & qui ne soient pas descoraux. Au reste, quelle que fût cettechaux, elle ne pourroit guere donnerun plus beau blanc que le blanc deCannes, &c l’on peut dire que dèsque l’on apportera , en rappliquant,les précautions que les Romains ap-ortoient, on aura des enduits auísieaux & auísi durables qu’étoient lesleurs. Car outre la chaux ordinaire,nous connoilíons la cendrée deTour-nay, la terraíîe de Hollande & la
f iouzzolane , que l’on fait entrer danse mortier, &c qui pourraient servirLux premieres couches des enduitsqui en deviendroient ainsi beaucoupplus solides , puisque ces matières for-ment des mortiers qui se durcissenttrès vîte. La cendrée de Tcurnay n’estautre chose que les parties des pierresque l’on emploie pour faire cettechaux, qui tombent dans le cendrierlorsqu’on la calcine , & qui se mêlentavec la cendre de la houille, dont onse sert pour la calcination de cettepierre qui est bleue , & très dure pourune pierre de cette nature. La ter-rasse de Hollande est une efpece depoudre faite d’une terre qui se trouveauprès du bas R hein , en Allemagne,
& aux environs de Cologne. On lacuit comme le plâtre, ensuite on l’é-crafe avec des meules à moulin pourla réduire en poudre. Elle est grise,&c lorsqu’elle est pure & non falsifiée,ce qui est assez rare, elle est excel-lente dans les ouvrages qui font bai-gnés des eaux, & résiste égalementaux injures des faisons, l’humidité &Cla sécheresse ne pouvant l’altérer. Lapouzzolane est une efpece de cendréejettée anciennement par les volcansdes environs de Pouzzole, & fur toutpar l’Etna même de nos jours. Cettecendre n’est qu’un composé d’unequantité de petites pierres-ponces ,qui, étant mêlées avec la chaux , s’enimbibentaisément, au moyen deleutScavités, se lient ainsi fortement, Sçforment un mortier des plus durs 8cdes plus capables de résister aux ac-tions de l’air. L’Italie n’est pas le seulendroit qui puiíle en fournir ; tous ceuxqui auront actuellement dans leursenvirons,ou qui auront eu des vol-cans , auront de cette cendrée ; j’enai vu aux environs du puits de Dôme,qui est un volcan éteint , 8c je nedoute pas qu’on en trouvât dans ceuxdu mont Werde Volvic , qui a auísibrûlé , de même que les montagnesde Vienne en Dauphiné. Un mortier
leure