1 16 NATURALIS HISTORIA LIS. XXXVI.
perata perducit ad cicatricem. Luxatis quoque cum adipesuillo, aut liquida resina ex meile medetur : eadem com-positione &: strumis.
Maltha è calce fit recenti. Gleba vino restinguitur :
suivant M. Malouin , est Is premierqui ait examiné la chaux chymique-ment, dit dans son Traité sut le ca-le u , que la chaux renferme deux sels,l’un qui est lixivie! alkali, l’autreacide: la plupart des Chymistes ontsuivi en cela le sentiment de Vanhel-mont , Hanman différé en ce qu’ilpense que ces sels font volatils. Bien-loin dereconnoître deux sortes de selsdans la chaux , il y a des Auteurs ,comme MM. Lémeri , Hoffman ,Fickius ôc Zweffer , qui nient qu’ils’y en trouve , ce dernier veut que ceque l’on en retire , ne soit au plusqu’une terre calcinable ou gypseuse.Les marques d’acide ou d’alkali quela chaux donne dans certain cas , ontfait revenir au sentiment de ceux quiadmettoient ces sels dans la chaux ;mais l’on s’est partagé , Charas avec
{ •lufieurs autres Artistes , étoit pour'alkali, Kunckel pour l’acide , & ilavoir grand nombre de partisans.L’opinion que la chaux contenoit unsel , a donc prévalu, mais l’on n’étoitgueres plus éclairé , l’on a donc con-tinué à mettre la chaux à toutes lestortures de la Chymie. M. Dufay del’Académie Royale des Sciences, aprèsbien des expériences , ne fait à quois’en tenir, il panche d’abord pour quece sel soit alkali , il prend ensuite unsentiment moyen entre celui où l’onadmet ce sel, & celui où l’on veutqu’il soit acide , il pense que ce sel
peut être un sel salé ou moyen , c’est-â dire , combiné pat un acide & unalkali; enfin M. Dufay finit par dou-ter entièrement de quelle nature ilest. Un doute semblable ne devoir pasplus laisser les Chymistes en repos,qu’ils n’y laissoienc eux mêmes lachaux , si l’on peut parler ainsi ; M.Malouin chercha donc á pénétrer dansles ténèbres. Le résultat de ces expé-riences a été j que le sel de la chauxétoit íélénitique , c’est a diré , uncombiné de l’acide de l’alun & d’unetetre. M. Malouin va plus loin , ilprétend que ce sel n’est que celui quidomine dans la chaux. On y trouveauffi un vrai nitre, du sel marin , unsel ruineux & de plus , ce qui faitrevivre un des anciens sentiments ,un alkali terreux, qui fondu avec unpeu de soufre contenu dans la chaux ,en fait une efpece de foie de soufre.II n’est pas ordinaire de trouver dansun même corps un si grand nombrede sels différents, que l’on puisse re-garder comme appartenant essentiel-lement à ce corps : ce font ordinai-rement des sels intrus & qui viennentdu dehors. M Macquer, Médecin de laFaculté de París,& de l’Académie Roya-le des Sciences , paroi t être de cetteopinion raucuns de ces sels, di-til, dansses t déments de Chymie, n’est un al-kali fixe , rien ne prouve que les pro-priétés salines de la chaux se rappor-tent toutes à celles de cette efpece de