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Tome douzieme.
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histoire naturelle, Liy. XXXVI. 117

fat, elle les amene à cicatrice. Incorporée dans du fain-doux ottdans du miel saupoudré de résine, elle guérit les luxations ÔC lesécrouelles,

Quant à la maltha artificielle (z), on la fait de chaux récente,

sel, il y a tout lieu de croire que tousles sels font étrangers à la chaux , &qu ils ne se trouvent joints avec elleq «/accidentellement. Si cette idée neconduisoit pas M. Macquer à exclurede la chaux entièrement tout sel quel -conque , elle devoir l’engager àtraiter lui-même la chaux : c’est cequ’i! fit en se proposant de commencerson travail par les pierres mêmes doncla chaux est faite. Ces pierres impré-gnées de différentes substances aci-des , alkahnes & neutres , étantpoussées au feu j se sont d’atitant pluséloignées de Tétât de chaux , qu’ellesétoient imprégnées de sel , de>ù ilconclut, qu'rl est vraisemblable qu’au-.cune matière saline n’entre dans lacomposition de la chaux , & que cen’estpointà aucun sel, que la chauxdoit ses propriétés salines. M. Mac-quer se félicite même d’autant plusd’avoir acquis des lumières sures, quece sentiment est conforme au senti-ment du fameux Sthal Chymiste Al-lemand , qui veut que les prétenduespropriétés salines de la chaux , ne dé-pendent q ue âu combiné qui se faitde l’eau avec l es parties de cette eau,qui ont été atténuées & divisées pat-ie feu; d où il luit qu’il n’y a pas an-técédemmentde sel dans la chaux , &que si Ton en extrait par les opéra-tions de la Chymie , ce n’est qu’uncombiné formé par le feu dans le remsmême de Topération ; d’où il fuit en-

core que , suivant les différents selsou autres substances que Ton ad'met-teroit pour intermède dans ses opéra-tions , il se formera avec la chaux dessels différents. L’acide vitrioliquecombiné avec elle , donne un selneutre ctystallisé, & qui est analogueau sel sélénitiqne , que M. Malouinen a retiré L’acide nitreux donneun sel neutre nitreux qui ne secrystaí-lise point, & qui a la propriété trèssingulière d’être volatil, & de paliertout entier dans la distillation fous laforme d’une liqueur. Avec Tacide dusel marin , on a un sel très avide deThumidité. C’est à M. Duhamel deTAcadémie des Sciences , que Tonest redevable de ces connoiílanees.

De toutes ces expériences, de cetravail immense des Chymistes , queconclure donc ? sinon que la chaux estune matière encore peu connue, qu’ily a autant à parier contre Texistencede son sel, que pour, & quelle seraencore long rems pour les Chymistesune source de recherches qu’ils n’e-puiseronr pas si tôt

(3) On a parlé de la maltha natu-relle fur la fin du liv. 2. Palladius,,liv. 1, chap. j 7, parle ainsi de Tard-ficielle : Hoc gmus malthce adhibebi-mus ... Picis liquida quantum volueris,6- tantumdemfumes unguinis ,quod vo-camus axungiam , vel sevum. Tunc inolla utrumque miscebis , & coques , do*