Band 
Tome douzieme.
Seite
118
JPEG-Download
 

Íl8 NATURALIS HISTORIAUB, XXXVI.

mox tunditur cum adipe suillo & ficu-, duplici linamento :quae res omnium tenaciifrma, & duritiam lapidis antece-dens. Quod malthatur, oleo perfricatur ante.

Cognata calci res gypsum est. Plura ejus genera. Nam

nec spumet : deinde ab igne removebis.Cum fuerit eadem refrigerata permixtio ,calcem minutim superadjicies, & adunum corpus omnia mixta revocabis. Etau chap. 41 : Malthae calidarice compo-sitio talis efl : Hammoniacum remissum ,ficum, flupam , picem liquidam ... itemsevum liquefaciunt, &c. Festus definitIa maltha un mélange de poix & dechaux. .

( j*) Note de M, Guettard. « Ce n’estprobablement pas d’apfès Inexpériencechymique, que Pline établit une ana-logie entre le plâtre & la chaux, cen'est tout au plus que fur des rapportsextérieurs 8 í fur la calcìnation, quel’on fait communément de ces deuxsubstances. 11 s’est pasté des siéclesavant que l’on ait eu d’autres idées,que l’on ait par des recherches exac-tes constaté cette analogie. C’est M.Macquer, dont on a déjà parlé, qui adémontré cette vérité 'ia fis son Mé-moire inféré parmi cëúx de f Acadé-mie royale des Sciences, pour l’annee1747. Il conclut des expériences qu’ily déraille , que le plâtre n’est qu’unechaux naturelle, qui porte àvec elleune efpece de ciment non caicinable,& que ce ciment est du fable . M. Mac-qusr prévient cependant l’idée quel’on pourtoit prendre d’une analogiearfaite entre ces deux substances.Iles conviennent, on n’en peut dou-ter, p.V plus d’un endroit, mais elles

en different à plusieurs égards. Le plâ-tre , de même que la chaux, bouil-loire lorfqu’on le jette dans l’eau ,‘mais ce bouillonnement est très-peuconsidérable , lorsqu’il est occasionnépar le plâtre j ce n’est , à proprementparler, qu’un sifflement, au lieu quela chaux y produit en quelque sorteune fermentation violente, qui va jus-qu’á exciter une très-grande chaleur,qui est suivie de fumée. La chaleurproduite par le plâtre est à peine sen-sible. Le plâtre & la chaux en s’étei-gnant, fe pénétrent d’eau, mais lachaux en absorbe beaucoup plus quele plâtre. L’eau, en s’infîntìant dansces substances, augmente leur volu-me, mais la chaux s’imbibant davan-tage , fe dilate conséquemment beau-coup plus que le plâtre. Quoique leplâtre traité en substance avec les aci-des, le soufre Sc le sel ammoniac, fastevoir à peu - près les mêmes phénomè-nes que la chaux, ils ne four pas en-tièrement semblables; là différenceestentielle qu’il y a entre ces deux ma-tières , vient de la façon dont elles fedessèchent : la chaux éteinte & qui aperdu toute son humidité, ne fe dur-cit point ; elle reste friable & ne fbij*me point de masses qui approchent d®la solidité du plâtre, ll ne faut cepen-dant entendre ceci que des chaux or-dinaires , puisque nous avons dit plushaut qu’il y avoir à Metz en Lorraineune chaux qui devendit de la dureté