H I S T Q I RE NATURELLE, L I V. XXXV I. i 19
en, glebe, éteinte dans da vin; après quoi on Tincorpose dans dufain-dpux avec.des. figues. On en fait ordinairement deux couches;&C il n’y a aucun crépi qui tienne mieux que celui-ci; car il de-vient plus dur que la pierre. Avant d’appliquer ce crépi, il faut
frotter d’huile la xnurail le.
Le gypse (3*) ou plâtre a beaucoup de rapport avec la chaux.
de la pierre, après avoir été éteinte,peut - être que la pierre qui fournitcette chaux approche beaucoup de lanature d u plâtre.
Ces différences bien examinées setournent en preuve de f'analogie qu’ily a entre ces deux corps, & l’on enrend raison auffi aisément que despropriétés qui leur font communes.Si la chaux ne fe durcit pas auffi aisé-ment que le plâtre, cela ne vient quede ce qu’elle manque de cet intermè-de qui en doit lier les parties; onen tire une preuve convaincante dece qui arrive lorfqu’on gâche de lachaux avec le fable, par ce mélangela chaux., en fe séchant, prend unedureté qui égale, pour ne pas direquelle surpafle celle du plâtre. Si lachaux s’imbibe beaucoup plus d’eauque le plâtre, Sc fe dilate conséquem-ment beaucoup plus ; on n’en doitchercher la cause que dans la grandequantité de ses parties calcinabtes Scdu peu de parties qui ne fe calcinentpoint ;. celles -ci, comme on le faitpar un Mémoire de M. de Réaumtir,nes'imblbenrpoinr d’eau , a u lieu queles terres & les chaux en prennentBeaucoup. Ces principes étant vrais,il paroît qu’on en peut conclure, quedes pierres à chaux calcinées an feu,avec du fable,, deyroient faire du plâ-
tre, quand la justefle de cette consé-quence n’auroit pas été prouvée parle succès que les expériences de M.-Macquer ont eu , 011 ne pourroir pascependant en infirmer le sentimentde cet habile Chymiste, puisque lors-que nous voulons imiter ce qui fe pas-se dans la nature, nos opérations font'rou/ours très imparfaites , & qu’ellesne fe patient pas avec ía tranquillité'que la composition des corps deman-de. M. Macquer, malgré ce désavan-tage, a été assez heureux pour com-poser un plâtre qui présentoir à peu-plés les mêmes phénomènes que leplâtre naturel. Une pareille expérien-ce fait tomber toutes les objections,,& c’en seroit une bien frivole que dedire que la différence qui est; entre leplâtre & la chaux, ne vient que de ceque celle-ci est: plus calcinée que leplâtre. Si cela étoit, le plâtre calciné'long temps acquerroit fans douteTétât de calci nation que Ton deman-de, mais il fe vitrifie plutôt, ce quiest: encore une preuve de Texistencedes parties de fable Sc de chaux dansle plâtre, puisque Ton sait que desemblables mélanges pousses- at thf.se ssviolent, acquerent quelquedegré'tìevitrification;' Enfin, je crbis que lesentiment de M, Macquer fur le plâ-tre , est très probable, & qu'ils'ensuit:que Pline a eu raiíon de dire que cette-