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Tome douzieme.
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histoire naturelle, LIV. XXXVI. 12,5

duit de bouze de vache pour accélérer la cuiíTon. On a re-connu que le meilleur plâtre possible se faisoit avec la pierrespéculasse, ou avec une pierre qui lui ressemble par ses feuillets

Rosny , Romain ville , Bagnolet, lePré S. Gervais , Montfaucon , paroîtn’être en grande partie, si elle ne Testpas entièrement, de pierres à plâtre :on en tire de plusieurs de ces endroits.Cette chaîne qui peut avoir trois lieues& demie de long , est séparée d’uneautre , qui est longue d’environ .unelieue & demie , bornée au sud ouestpar une montagne qui avoisine celleoù est Sanois , & au nord-ouest parUne qui a à son pied le village deMontigni. Certe montagne est beau-coup plus allongée que trois ou quatreautres qui la précédent, de même quecelle de Montmartre , qui de son côtéest à la tête de la chaîne , dont ellefait partie. Elle en est même en quel-que sorte séparée , toutes les autresn’en forment en quelque forte qu’unetrès allongée , de forte que si TonVouloir faire quelque conjecture furla formation de ces montagnes , onpourroit les regarder comme des dé-pôts de vases , de glaises & de sables,faits par une cause quelconque. IIparoît bien que les montagnes desenvirons de Vaujours où fe tire leplâtre peuvent avoir eu une cause desable dans leur élévation , & qu’ellespourroient faire avec celles qui fontprès de Chelles où l’on en tire austì,une efpece de chaîne , qui peut-êtreapproche en figure des précédentes.11 leroit également curieux de s’aílurerde la position de celles de Goneíîe ,du Bourg la Reine & des autres en-droits qui ont du plâtre. On pourroit

peut-être par ce moyen tirer de plusgrandes lumières fur la formation deces montagnes , & fur l’origine desmatières qui peuvent s’y être accu-mulées. Autant que je peux me lerappelles j la montagne de Montpen-sier qui fournit le plâtre de cette ville,est isolée comme les chaînes des mon-tagnes plâtrières dont on vient deparler. Cette montagne, comme cellede Montmartre , abonde en terre ,ou plutôt elle n’est en entier qu’utiamas d’une terre jaunâtre & sale quiest entrecoupée dans plusieurs en-droits de fa hauteur par des bandesde un ou deux pouces d’épaifleur for-mées par des lames de pierres spécu-laires , qui font toute la matière plâ-treuse , dont on fait le plâtre dans cecanton. II est singulier que la masseentiere de la montagne soit d’uneterre qui se dissout entièrement à l’eauforte & avec bruit , & qu’au milieude cette terre il y ait des veines d’unematière qui n’en est en aucune façonattaquée.Ce plâtre est aussi indissolubleque la pierre spéculaire des environsde Paris , qui se forme entre des pier-res à plâtre. Dans ce dernier cas, il estplus aisé d’imaginer comment cesveines de pierre spéculaire se formententre les bancs de pierres j il suffitd’admetrre que l’humidité en se fil-trant à travers journellement, í’ayantfait dans le teins que ces pierres n’é-toient pas durcies au point où elles Isfont , I’humidité peut avoir déposéles parties les plus fines de plâtre