J4-1 NATURALIS HISTORIA LIB. XXXVI.
quoniam in se liquorem vitri quoque, ut ferrum, traherecreditur. Simili modo & calculi splendentes multifariamcoepti uri : deinde conchae,, & foííìles arente. Auctores
données, il faut maintenant parler dela maniéré de procéder à ce travail ,c’est-à-dire aux préparations prélimi-naires quelles demandent, ensuite àleur mélange & à leur cuiston. (Les préparations préliminaires quiregardent les sables ou les pierres,font de bien nettoyer ces maderes decelles qui leur font étrangères, lots-qu’on ne peut en trouver dans le paysque l’on habite qui en soient exemp-tes. Si c’est de la terre, de la craie oude la marne que l’on soit obligé d’en-iever, il ne s’agit que de bien laver àplusieurs reprises les sables ou lespierres qui en font chargés. Si c’est dufable, il faut l’agiter dans l’eau, lais-ser ensuite cette eau tranquille pen-dant quelques moments ; le fabletombera au fond; les matières terreu-ses , de craie ou de marne, se soutien-dront dans l’eau, que l’on verseraensuite Sc dont on ne fera aucun cas.On lavera de nouveau le sable qui sefera déposé, Sc on répetera. ces lava-ges autant qu’il fera nécessaire pourqu’il soit débarrassé des matières qui«e font pas fable. îl arrive rarementque Ion soit obligé de laver le sable.On tâche d’établir les verreries dansdes endroits où il íbit de la qualitéqu’on le demande , ou qu’on puisse enfaire venir aisément de quelque autreendroit. La maniéré de laver les cail-loux n’en dissere point. Qu bien , siJ on a une chute d’eau dont on puissedisposer , il suffit de mettre ces cail-|q.iíx cfens le ruisseau que cette chût®
sonne , les cailloux fe-nettoyant ainsiaisément, & sans qu’on soit obligéd’y apporter aucun soin. II n’en seroitbesoin que dans le cas que ces caillouxrenfermetoient intérieurement desmatières pour lesquelles on les lave ; &cela arrive assez ordinairement : alorsil fau droit avoir la précaution de lescasser en plusieurs morceaux, & de■ mettre ainsi à découvert ces matièresétrangères, & les soumettre, par cemoyen , à faction de l’eau.
Pour avoir un sel bien pur , il saurle faire dissoudre dans de l’eau , passercette eau au travers des chaussés d’é-toffe,ou des cornets de papier gris,laisser ensuite évaporer de lui mêmeau soleil, à un feu m odér.é, & encoremieux à sombre ; ce qui sera passé.Le sel se ramassera au fond Sc sur lesparois d u vaisseau. On fera dissoudrede nouveau ce sel, 3e on procédera dela même façon dans tout le reste. Onrépétera ces dissolutions, filtrationsLe évaporations tant qu’il fera néces-saire , pour dégager le sel des par-ties terreuses ou huileuses dont ilpeut être chargé. L’union de ces subs-tances avec le sel, lorsqu’elle est for-te, ne vient que de ce qu’en brûlantles plantes , on n’a pas apporté lesfoins qui pouvoient les débarrasser,fur-tout des parties huileuses. Lors-qn’on brûle ces plantes, on les meten tas, ou on les jette dans une fossefaite à dessein ; on met le feu à cesplantes, & on les laisse ainsi fe réduireen cendre. 11 arrive de cette manipu»