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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L IV. XXXVI. IJI

lité que de montrer parade de son adresse (16); témoins, dansles jeux d’échets appelles autrement échiquiers ou jeux de ta-ble (17), les pieces de ces jeux, dont quelques-unes font mêmemélangées de diverses couleurs. Le verre fondu avec le soufre feconvertit en pierre.

Après avoir parcouru toutes les opérations des arts, nous nou$arrêtons où la Nature même s’arrête : mais nous en prenons oc-casion de relever la merveille du feu, fans laquelle presque tou-tes ces merveilles n’auroient point lieu.

Des merveilles du feu : ses propriétés en Médecine : d’utiprodige arrivé dans les cendres du foyer de la Reine Tana-quil , au tems des Rois de Rome.

Le feu (1) digere les fables, & par ce moyen fournit ici du

desquels il résulte des préparationsdont on a besoin, & que l’on ne~peutse procurer qu en forçant le feu au-tant qu’il est possible par des vaisseaux& des machines faites avec art.

Le feu, en tant qu’élément, con-tribue à meure tout en mouvementdans laniature. Sans lui tout rentre enquelque forte dans le néant, tout seconfond & ne devient plus qu u ncahos informe. Retirez le feu, l’eaune coule plus, la mer devient uncorps solide, elle ne fournit plus auxpluies abondantes, les fleuves, les ri-vières & les fontaines cessent d’écou-ler, la végétation s’arrête, les ani-maux succombent au besoin qu’ils enont. U est vrai que l’on peut dire quetout ne subsiste que par le concoursdes autres éléments. Le feu cesse s'iln’est pas entretenu par l’air, l’eau

même qui, versée avec abondancesur un corps enflammé, éteint le feu,en augmente la violence si elle est jet—tée avec modération 5 c en quantitéproportionnée. On ne peut disconve-nir de ces faits, mais il faut avoueren même tems, que le feu est celui deces éléments qui est le plus actif & d 11-quel les autres empruntentplus,que luid’eux-rnêmes.

Le commun des hommes est étonnélorsqu’il entend parler ainsi sur lecompte du feu, Accoutumé à ne voirà la suite des esters du feu que descorps détruits & décomposés , il nepeut s’imaginer que le feu soit ainsirépandu de toute part & qu’il nemette pas tout en combustion. H n ’y xpas cependant de corps où il ne semanifeste. La pierre & ! e métal lesplus durs, frappés les uns contre les