IJ4 NATURÁLÏS HISTORIA LIB, XXXVI.
vuntusj igne ferrum gignitur, ac domatur, igne crematolapide caementa in tectis ligantur. Alia saepius uri prodest.
rite dè Paris de l’Hôpiral de Lyon ,de la Charité d’Orléans, d’EttmuIler jenfin, y a -1 - il un Médecin qui aitécrit fur la médecine - pratique, quin’ait donné de ces compositions ? Lesouvrages de kernel, d’Holier, de Sen-nes! & d’une infinité d’autres, en four-nissent, 8c il faut l’avouer, peut-êtrea-1-on trop cherché à se procurer deces remedes. Car on est en quelqueforte maintenant accablé, & la scienced’un Médecin consiste plus à savoirchoisir cette énorme quantité de com-positions , qu’à en imaginer de nou-velles. . •
Les Chymistes n’om gneres moinsété abondants que les Pharmaciens.Les premiers cherchent moins à réu-nir ensemble plusieurs drogues sim-ples pour en composer un retnede parî'affemblage de toutes ces drogues,que de simplifier : même les plus sim-ples ont l’avantage au dessus des se-conds , de procurer à la médecine desmédicaments plus agréables à prendre& souvent plus prompts & plus effica-ces dans leur action. Quoique la Phar-macie se serve ordinairement du feupour préparer ces compositions ; il yen a plusieurs cependant où elle neremploie pas, elle ne fait simplementque mêler les drogues, fans rendre cemélange plus parfait par le secours dufeu. La chymje n’en prépare guere decette dernière façons La triturationfeule ne suffit pas ordinairement pourles vues qu’eile se propose : auffi, cettescience a-t elle été appellée par plu-sieuïs Chymistes, éperdument épris
pour elle, l’art du feu par excellence,ou en un seul mot, la Pyrotechnie. DesArtistes qui se saisissent gloire d’opé-rer principalement à l’aide du feu,dévoient étudier avec bien de l’atten-tion la maniéré de modérer & de con-duire un agent auffi violent que Testcelui dont il s’agit. Les Chymistes ontsu , par leurs foins & leur attention ,assigner les degrés que le feu doitavoir pour extraire, de certains corpsqu’ils veulent analyser, telle ou tellesubstance qu’ils savent y être renfer-mée. Le difficile étoit de trouver uninstrument qui servir d’échelle sur la-quelle on put se conduire, 8c cet ins-trument devoir être tel, qu’il fût sen-sible à de trop petites impressions dufeu, & qu’il pût en souffrir d’assez vio-lentes fans fe détruire. Un instrumentde cette nature étoit astez difficile àimaginer. Les Chymistes ont penséqu’ìls le trouveroient en partie dansseau. Ce fluide est sensible aux moin-dres impressions du feu, & il s’échauffeà un point, qu’on ne peut y plongerquelque pairie fans qu’elle etl soit dé-truite. L’eau a cela de plus, que lors-qu’elle est parvenue à un certain de-gré de chaleur, elle ne peut passer cedegré. Propriété qui fait un point fixe,d’où l’on pouvoir partir pour conter.Ce point est ie degré, non pas auquell’eau est bouillante, mais celui oirellecommence à bouillir. Singularité quine dépend peut-être que de ce queseau ne commence à bouillir que lors-que tous c es 'pores font remplis departies ignées, 8c que iorsqu’elle bout,