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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L IV. XXXVI. ijj

résout les pierres. Le feu met le fer en fusion, vient à bout de l’extrairede la mine, & dompte fa roideur. C’est le feu qui prépare la pierre àchaux à devenir un ciment ; &c c’est ce ciment qui fait la liaison des

elle en perd plutôt quelle n’en reçoit.S’il eroit auffi facile de déterminer lepoint où l’eau commence à être aílezchargée de feu, pour être regardéecomme chaude , cet autre extrême au-roit été un autre point fixe, mais celaétant trop difficile & trop délicat àdéterminer, l'on a pris le degré de laglace pour cet autre point, Sc l’onmarque entre ces deux points les dif-férents degrés par lesquels l’eau paíTepour venir au degré ou elle est la pluschaude, Sc pour deícendre ensuite àcelui où elle l'est le moins. Pour con-noître ces diftérens degrés, l’on a songéà se servir d’un thermomètre, dont l’u-sage étoit déjà de faire connoître l’in-tensité plus ou moins grande de la cha-leur de l’atmosphere : on le plongedonc dans l’eau, qui doit être em-ployée comme l’intermede propre àse charger des parties de feu nécessai-res pour la décomposition des corpsque l’on analyse. Ce thermomètremontre par les degrés où la liqueurou le fluide dont il est fait monte,ceux par où l’eau passe de même. Parce moyen il est facile de graduer lefeu.

Cela connu, lorsque l’on veut, parexemple, analyser une plante* on saitqu’au degre qui est entre celui de laglace Sc celui de l’eau bouillante, ontire par la distillation une eau qui estchargée des parties odorantes de laplante, & q Ue l’on appelle esprit m*teur. Au terme de il’eau bouillante,l’on tire par la même opération les

huiles essentielles, Sc au même ter-me les huiles grasses, mais par la coc-tion avec l’eau. Aux degrés qui fontintermédiaires, l’eau, que ces plantesrenferment, monte, Sc c’est même aveccette eau que les huiles distillent, furlaquelle ces feuilles surnagent dansle récipient, si elles font plus légeresqu’elle, ou au fond de laquelle ellestombent, si elles font plus pesantes.Les sels alkalis volatils s’élevent àune chaleur un peu au-dessus du ter-me de l’eau bouillante : ces íels mon-tent souvent en même temps qu’unehuile grasse Sc épaisse, pour laquelleil saur souvent auffi un feu assez vifSc plus actif que pour avoir les autresproduits. Les sels alkalis fixes ne semanifestent que par une calcinationviolente. Les cendres qui restent aprèsqu’on en a enlevé par la lessive ce selalkali, demandent le feu le plus fortque l’on connoisse pour changer denature : le feu du miroir ardent ysuffit à peine, pourvu que ces cen-dres soient bien lessivées. Sc qu’il n’yreste plus de parties salines, qui * patleur mélange, faciliteroienf la vitrifi-cation de ces cendres.

Les degrés de feu nécessaires pourl'analyse des plantes, quoique déjâtrès grands, ne font rien en compa-raison de ceux auxquels l’analyse desminéraux, Sc fur «tout des métaux,demande qu’ils soient portés. Ce feudoit être tel, qu’il n’est pas possibled’en connoître i’activité par les ther-momètres ordinaires, il n’y en a point

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