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qui adversus Romanos bellum geííìt. Namque habuiíTe tra-ditur achaten, in qua novem Musa: & Apollo citharam
( 3 ) Note de M. Guettard. » Mal-gré les précautions que Pline prendpour qu on ne pense pas que cette es-pece de tableau soit un ouvrage del’art, mais de la Nature ; le Pere Kir-ker, & avant lui, Cardan , ont osésoutenirl’opinion contraire à celle déPline. Il semble d’abord qu’il rìy apas à hésiter fur le parti que son doitprendre, & lequel de ces Auteurs oncoît suivre. Pline beaucoup plus prèsdes tems de Pyrrhus , doit paroîtremieux instruit que Cardan & Kirker:lors cependant que l’on fait attentioncombien l’ìmagination a fait voir auxNaturalistes modernes de choses sin-gulières dans les taches, les lignes,les points &c les autres accidents quise rencontrent dans les pierres ; oncommence à croire que Cardan , lePere Kirker peuvent avoir raison,que Pline pourroit avoir donné danscette efpece de superstition des mo-dernes, que la pierre de Pyrrhus nereprésentoit que grossièrement cetteassemblée des Muses & d'Apollon,OU qu’elle étoit mbie due à des yeuxprévenus, plutôt qu à ce que la pierrefaifoit réellement voir, & qu'il falloirque quelque main habile eut aidé laNature , íi le récit de Pline est vrai ,quant à ce qui étoit destiné dans cettepierre. 11 ne manque , à la vérité,souvent que très peu de chose, pourque le concours de certains accidentsforme un touc qui air une ressem-blance avec quelque chose de connu& d’existanc. Il ne faut très ordinai-rement pour cela que tailler une pierre
dans un sens plutôt que dans un au-tre. Alors ces taches , ces lignes ouces points , qui, autrement n’auroientété que confus & fans ordre* compo-sent un ensemble qui , communé-ment a encore plus de rapport au goûtde la personne qui l’examine , qu’à lachose dont on veut qu’il approche.Ces tableaux , bien loin d’être desminiatures aussi jolies qu’auroit duêtre celle de la pierre que Pyrrhus pof-sédoit , ne sont que des ébauches,grossières mème, en comparaison dece que l’art peut faire. C’est austì à cestraits jettés au hasard , à ce pinceaunégligé, si l’on peut parler ainsi , quel’on distingue la Nature &c le Peintre ,& lorsque celui-ci veut imiter la pre-mière , il tache d’attrapper cet air quiexprime plutôt l’esprit de la chose ,que la chose mème. Si habile que lePeintre soit, il est encore rare qu’il nese décelé pas ; lorfqu’on est accoutu-mé à voir de ces pierres , on s’apper-çoit aisément de la fraude. J’ai vu uneefpece de caillou de la nature de lapierre à fusil, dans laquelle étoit ex-primé un Evêque dans ses habits pon-tificaux. 11 y a dans le Cabinet de M.le Duc d’Oríéans , une pierre sem-blable , qui fait voir un chien. Je saisà n’en pas douter , que ces portraitsfont artificiels , & si grossièrementqu’ils aient été faits , ils sont encorebeaucoup supérieurs à ce que la Na- 'turc exécute en ce genre. L’on trou-vera autre part la description de l’artque l’on emploie pour faire ainsi pé-nétrer dans l’in térìeur des pierres mê-
nante