HISTOIRE N A T U R E L L E, L IV. XXXVII. 169
nante autrefois au Roi Pyrrhus (3), qui fit la guerre aux Ro-mains. C’étoit, à ce qu’on dit, une agate fur laquelle , fansque jamais homme y eût mis la main, fe trouvoient représentéesnaturellement les neuf Muses (4), & Apollon tenant fa lyre ; &:
me les plus dures, une matière aveclaquelle on puiste destiner ce que l’onveut, il suffit ici d’examiner les pierresauxquelles l’on a attribué de íi jolieschoses. On peut les ranger fous troisgenres ; les unes représentent desêtres animés, d’autres des ouvragesfaits par les hommes, & des troisiè-mes des arbres & des plantes, qui parleur réunion , forment des buissons,des bouquets de bois qui font disper-sés dans des campagnes. On ne par-lera de ces dernieres , que lorsqu’ils’agira des dendrachates , ou des agatesque Ion appelle communément den-dìtes parcequ’elles renferment la fi-figure de plantes ou d’arbres plus oumoins bien destinés,
Cardan , àu rapport de Scilla , avoitune agathe où étoit représentée unetête de l’Empereur Galba. II pouvoir
bien se faire , dit Scilla , qu’il y eutdans cette agathe une tache qui ap-prochent plus d’une figure humaine ,que d’un arbre , mais je ne puis mepersuader que cette tête fût aslez bienexprimée pour que l’on y reconnût cetEmpereur. L’on trouve dans Eouvraged’Aldrovande fur les métaux plusieursexemples de figures humaines , ainsinaturellement peintes dans des cail-loux ou des marbres : on volt dansun de ces derniers , un Saint Jean-Baptiste , une marine , un Christ jKirker en a fait graver un 011 il y aune Vierge.'Avant le Christianisme,ces figures auroient été un Berger, unCynique , un homme les bras élevés,une Vestale. Je n’ai, pour moi, ap-perçu dans de semblables pierres quel’une ou l’autre de ces figures, encoren’est ce qu’avec toute l’indulgence
(4) Aufone, Idyl. 10 :
Carmina Calliope libris heroica mandat.
Clio gesta canens transactis tempora reddit.
Plectra gerens Erato saltat pede, carmine, vultu.Comica lascivo gaudet sermone Thalia.
Melpomene tragico proclamat mœsta boatu.Terpfichore affectus citharis movet, imperat, auget.Dulciloquos calamos Euterpe flatibus urget.
Signat cuncta manu, loquitur Polyhymia gestu.Uranie coeli motus scrutatur, & astra.
Joignons ici la note du Pere Har-douin : Similem achaten in quo Christi
Tome XII,
Domini nomen affabre declineatum cer-natur, affervat ga^ophylacium AuguftiRomanorum Imperatoris , tejle Lambe-cio, lib. 1 , de Bibi. Cczfar, sol. 24 ,§. 27. Alium, in quo B. Virginis cumpuero Jesu effigies , sponte natura depictaforet, vidiffiese Aldrovandus ait, l. 4,de Metallis, cap. 7; , pug, loy. Vide& Pancirolum , lib . rerum Memor ab,tiu 16, pag. 43, & scriptores Ephe- Kmerid, German. tom. 1, Observ. 15 6 ,pag • 336, 6- Rircherum denique nos-,trum , l,% j de mundo Subterr.seU. 1.
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