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Tome douzieme.
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I70 NATURALIS HISTORIA LIR. XXXVII.

tenens spectarentur, non arte, sed sponte naturae ita dis*currentibus maculis, ut Musis quoque singulis redderentur

que l’on doit avoir pour ceux qui ai-ment à être entretenus dans de pa-reilles imaginations, Sc le Christ quetout Paris connoît, & qui est dans unmarbre du chœur de Notre Dame decette grande ville, m'a paru être trèséloigné de ce qu’on vouloir qu’il re-présentât. Kundman, qui a fait unMémoire sur ces especes de pierres , adonné la gravure d’une agathe , où ily a , selon lui une tête Romaineceinte d’un bandeau jaune , & cettetête lui a semblé approcher si fort decelles que I on grave fur des pierresde cette forte, qu’il a fait représenterune sardoine , où l’on avoit gravé unetête , qui est , il faut l’avouer , assezmalfaite, pour qu’elie restemble beau-coup à celle de l’agathe précédente.Le même Auteur donne auffi la figured’une pierre blanche , où l’on voitcelle d’un negre qui tient un rouleaude tabac entre ses mains , & porte furson dos quelque chose d’indéterminé,Lorsqu’on ne connoiíloit pas l’Améri-que, ce rouleau de tabac auroit été tou-te autre chose, puisque le tabac nousëtoir inconnu, de même que l’usageque l’on en fait. Ç’auroit pu être,par exemple , pour un Amateur del’antique, un esclave qui auroit portédes palets entassés les uns fur les au-tres , & dont on se servoit dans lesjeux du disque chez les Romains. Unavare y verroit des. rouleaux de louis.Un Apicius une pile de mets plus.frians les uns que les autres ; enfinl’étude, le goût, &. les autres pallionsdonneront à cette figure, celle de ce

qui approchera le plus de î’objet quîles fait naître elles-mêmes. L’on ex-pliquera de la même façon les pierres,donc parle Kundman dans son cata-logue des curiosités de la Nature & del'art; l’on voyoit dans une la face d'uahomme qui avoit une longue barbe ,une autre présentoir celle d’une fem-me , une troisième, le muscle lom-baire d’un enfant.

L’on expliquera encore plus aisé-ment ce que l’on. doit entendre pal-les yeux d’oiseaux , de poissons , deloups & d’homme , dont Cardan rap-porte des exemples , Sc depuis luiMercatus Sc Kundman. Ces yeux nefont que des veines de différentescouleurs qui composent les onyx oules sardonyx. Ces veines, font alorsconcentriques, & elles ne représen-tent pas plus des yeux que ces figuresde Géométrie qui exigent qu’on ren-ferme plusieurs courbes les uns dansles autres ; lorsque ces courbes fontdés cercles , ce sont des yeux de pois-sons , parceque l’on fait que les yeux.de ces animaux font des globes par-faits ; fi ces courbes font des parabo-les ou des ellepsifes ; elles ressemblentà des yeux d’hommes , d’oiseaux oude loups , selon que ces courbes fontplus ou moins allongées. Le Cabinetde M. le Duc d Orléans renferme unepierre à fusil des environs de Reims,dont les couches paraboliques & dedifférentes couleurs, pourroient être,pour quiseroit persuadé des rapportsde ces taches avec certaines partiesdes animaux, un grand Sc bel œil