histoire naturelle, l iy. xx;xy li.
les Auteurs ne font mention d’aucune pierrerie bien importante.On trouve seulement qu un certain Isménias (y) de Thebes, cé-
pierre s''étant perdue &c ayant été en-fouïe en terre, s’éroit retrouvée par lafuite. Jufqu’ici l’explication de Car-dan me paroit sage ; mais de croireque les couleurs avoient pénétré dansune agate, & y avoient ainsi fait lacontre-épreuve du tableau, ce seroitsouscrire à une opinion auffi singuliè-re que la premiere. 11 auroit fallu leconcours de tant de circonstances fa-vorables pour que cela fè fît, qu’il estimpossible qu’elles fe fuient ainsi ren-contrées dans une terre remuée com-me auroit du être celle où i’agare feseroit trouvée. Je sais, 8 c je i’ai déjàdit j qu’il y a des couleurs capables depénétrer dans des corps auffi durs quesagate, & que l’on peint avec ces cou-leurs des figures qui s’impriment dansces pierres, mais il faut que tout fefaste avec beaucoup de précaution ,d’art & de foins, que l’on ne trouverapas dans toutes les circonstances oùl’on pourroitplacer l’agatede Pyrrhusavec la pierre où le tableau avoit d’a-bord été peint, à moins qu’on ne leseut attachées ou collées d’abord Punecontre l’autre, mais ce tableau seroitalors un effet de l’art & non de la na-ture, comme les.autres dont j’ai parlé,s’ils étoient auffi réguliers & auffi par-faits que les autres le prétendent-. Je
ne penferois pas autrement de l’agateduTraité des Fossiles de M. d’Argen-ville, qui représente des pèlerins oudes voyageurs auffi bien peints quel’art le pourroit faire, de l’albâtre duterritoire de Plaisance où il y avoit latête d’un homme mort, du porphyrede la salle royale du Vatican, danslequel il y avoit la tête d’un Pape ,avec ses ornements. II est parlé de cespierres dans Majole. Albert-leGranddit avoir vu à Venise, dans l’Eglise deS. Marc, une agathe, où le chef d’uuRoi paroiílbit orné d’un diadème, quedes veines expritnoient & formoienctrès - bien & au naturel. Leandér eufait mention, & Falhose raconte unepareille chose d’un marbre qui est àMantoue. N’auroit -on pas pu faireà ces Auteurs une demande sembla-ble à celle que Scilla fait dans fòn ou-vrage fur les coquilles,fpffiles,;à celuiauquel il l’a dédié. Getre,personne luiavoit écrit que l’on trouvoit en Saxedes pierres qui repréfentoien t dèsRois.Je voudrois savoir, lui dit Scilla, si lanature a donné à ces Rois de pierreun diadème semblable à-celui des Cé-sars , ou si c’est une couronne antiqueou pareille à celles que nos Rois por-tent maintenant. Cette badinerie de'Scilla, & l’opinion de Cardan 8 c de
(5)11 vivoit environ un siécle après Péríclès : Cum audifit Antifii lìnis Jfi.Polycrate, qui étoit contemporain de mttiiam optimum ejfitibicinan, respon-Tarquin le Superbe, Roi de Rome. dit: Malus igitur :Nam fi probus, ejset,Voyez, fur cet Isménias, Plutarque, tìbiítn non ejsct,contre Epicure, p, 1095, & vie de .