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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURE L L E , L I V. X XX-V.I i. i,yj—-s»—---:——;—

lebre joueur de flûte, a voie coutume de porter de très belles pier-^

reries. On raconte même fur fa vanité une chose qui paroît in-croyable ; savoir , qu’ayant rencontré dans Fille de Chypre une

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se faire que les insectes en questionaient été saisis pat la matière des aga-tes, lorsqu’eile étoit aussi, dans un étatde mollesse, s’y soient détruits Lc yaient laissé leur empreinte. On trou-vera plus de détail fur ces pierres làoù il s’agit spécialement des coquilles& des autres corps fossiles qui ont ap-partenus aux animaux. Cette matièrem’éloigneroit trop de l’objet dont ils’agit, & qui demande que je parleencore ici de plusieurs pierres, singu-lières par leurs accidents ôc leurs For-mes , qui en ont imposé.

Des pierres qui n’ont pas été moinscélébrés qu aucunes des précédentes,font les pierres de croix. L’objet qu’el-les représentent mérite fans doute no-tre vénération, mais nombre de per-sonnes plus portées à la superstitionqti’à une religion éclairée, ont trouvédans ces pierres quelque chose de divin& de surnaturel. Peu de pèlerins quiviennent de S. Jacques enCompostel,où l’on trouve de cette pierre,, man-quent d’enapporter, & d’en être ornéscomme d’une espece derelique.Quedepareils genssoient séduits, il n’y ariend’extraordinaire, il est ast’ez communau peuple de l’êrre, mais qu’uu Natu-raliste aussi éclairé que Mercatus, sesoit laiifé emporter à un ze le aussi malplacé, que contraire même à la sainereligion, c’est ce qu’on ne peut voirdans son ouvrage fans un retour affli-geant sur la foibleíse des plus grandshomines', lorsqu’il s’agit de se mettreau-destùs de certains préjugés. Mer-

catus voir dans cette pierre une preu-ve constante de l’attention que l’Au-teur de la nature a de nous en mettresouvent sous les yeux, un signe aussisalutaire que celui qui est marquédans cette pierre. H n’y voit mêmerien moins que le symbole de ce qgiétoit exprimé par les autels que lesPatriarches élevoient iorfqu’ils facri-fioient dans le désert. Une pierre aussidigne de notre vénération, selon Mer-catus, ne pouvoir pas manquer d’êtretrès salutaire dans les maladies. Priseintérieurement, elle arrête, provoquele lait, les dévoiements, & les hémor-ragies , elle chaste tes-fievres-, lors mê-me qu’on ne fait que la porter fur soirSon pouvoir s’étend jusques fur lesesprits malins. 11s ne peuvent y résis-ter, ils sont mis en fuite à la vue decette pierre. De telles opinions ne"font-elles pas plus propres à entrete-nir les peuples dans de vaines super-stitions, qu’à élever leurs idées, & Aleur faire connoître l’excellence de lareligion,qui est aussi pure quelle estsimple & sublime? Si on ne fait atten-tion qu’à ce qui a rapport à la méde-cine, ces opinions ne peuvent ellespas encore produire plus de mal quede bien ? Ne peuvent elles pas attirer,une confiance trop crédule, & qui va

au détriment du . malade persuadé?Avant Mercatus , Septarius qssi a vo ifdéjà apparemment eu en vue de ren-verser ces préjugés, astiu-e n’av'oir ja-mais rien reconnu q avantageux danscette pierre, Ii ttouvoit aussi qu’on a©