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Tome douzieme.
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211 NATURALIS HISTORIEE LIB. XXXVII.

quando illi vel plurima prodidere de gemmis , medicinaex his blanda specie prodigia transgreisi.

De adamantis generibus 3 & medicinis 3 SC margaritis .

Maximum in rebus humanis, non solum inter genv»

(i) Note de M. Guetrard. -- Si Fora«doit juger de la valeur d’une pierreprécieuse., p ar le désir que tous lespeuples qui la connoifíenr, ont de laposséder , on ne peut douter que lediamant ne mérite le premier rangparmi ces sortes de pierres. Les Indesqui nous la fournisseur, jalouses de larenfermer dans leur sein , ne laideurparvenir jusqu’à nous de ces pierres,que celles, qui, par leur beauté or-dinaire , ne méritent aulîì que l’estimeque l’on fait en général des diamants.Les Rois qui commandent à ces. ré-gions , regardent comme un attentatfait à IeurpuiíFance, de transporter horsde leurs Etats, ceux qui font les plus.singuliers par leur grosseur. 11s punis-sent du dernier supplice ceux quinecraignent point de n’estimer leur vieque la valeur qu’ils peuvent retirer deces pierres singulières, en les faisantpalier dans les pays étrangers. Ce n’estqtsau moyen des périls que ces Hérosde la vanité humaine veulent bienencourir , que l’on a eu en Europequelques-unes de ces pierres extraor-dinaires. Le prix immense que l’on ymer,, fait aussiqxie nos Rois font lesseuls qui peuvent s’en procurer. Audile nombre de ces diamants n’est-iì en-core que très petit y on parle feule-ment de deux , qui peuvent entrer enparaU'-h avec le. plus beau que le

grand Mogol postede : l’un est celuidu grand Duc de 1 ofeane , l’autrecelui du Roi de France. 11 fut achetépar M. le Duc d’Orléans, pour lors.Régent du Royaume. Colonne pré-tend dans son Histoire Naturelle, quece diamant avoit été caché par un es-clave an sortir de la mine. L’Auteurdu Traité de l’Opinion , M. Le Gen-dre , assure avoir appris d’un Négotianr,qui avoit été dans le pays , que ce dia-mant formoic un des deux yeux d’unePagode , & qu’un Matelot Anglois-enrôlé dans les troupes du Mogol *l’avoit détaché de cette Pagode , ré-vélée dans un Temple du pays.

Ces difficultés ne font cependantque pour les diamants d’une grosseurpeu commune : on en tire de ces paysune quantité assez considérable, deceux qui , par cette propriété , fontinférieurs à ceux ci. Cette quantitéest même augmentée considérable-ment depuis que l’on en a découvert, dans le Brésil, qui est une des conquê-tes du Portugal fur L’Amérique, Auffiles Rois ôc les Princes ne peuvent-ilyplus maintenantl’emporter en ce genred’ornement fur nombre de particu-liers, que par la quantité & la beauté:des pierres qu ils postedent. Combienen effet voit-on de femmes forméespar la fortune ou par l’amour, porterà leurs oreilles des pendeloques,, ot-