HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXXVII. 2.1 Z
attribuent aux pierreries, &des promesses trompeuses qu ils font,'d opérer, par leur moyen , des merveilles supérieures à tout csque la Médecine opere de plus surprenant.
D u diamant:ses diverses especes :sespropriétés médicinales:
des perles .
L e diamant ( i ) est regardé, non seulement comme la premiers
net leur col d’un collier, d’une bran-lante , & même d’un esclavage, avoirau doigt une ou plusieurs- bagues,dont le prix est immense. Les cou-ronnes de nos Rois nè font plus lesseuls ornements de tête qui en fontchargées. Souvent une aigrette defemme pourroic en fournir autant,l’on est étonné, à la vue de ces sortesde personnes , qui étalent dans unspectacle tant de richesses , & de leurhardiesse, ôc de la folie de ceux de quiils les tiennent. Les femmes ne fontcependant pas jufqu’àpréfent les feulesqui aient porté le luxe jufqu’àce point June bague ou deux & des bracelets ,font,indépendamment du col & de latête, tout ì’ornement auquel elles febornent. Elles n’ont pas encore osé imi-ter les grands Seigneurs , qui , non-seulement porteur de ces bijoux, maisont souvent des boutons de chapeauLc d’habit de diamant, des nœuds d’é-paule , des poignées d’épce, des boîtesdémontré, des. desius de tabatièreschargés de diamants , fans parler descroix & des. autres marques de leurdignité qui en font faites. Si des fem-mes distinguées , seulement par leursrichesses sont si couvertes de dia-mants, il faut pourtant avouer qu'elles.Rapprochent pas. des premieres Prin-cesses ,, lorsqu’elles, sont dans les jours-
de grand appartement, Sc les jours defêtes.Rien n’eft si brillant alors que leurajustement, elles sont tontes brillan-tes par la quantité des pierreries doncelles font chargées. Les aigrettes , lespendeloques, les plus beaux colliers ,
différences bagnes , ne font cju’ime
petite partiede leur parure. Leur piecede corps, leurs brastelets, la garniturede leur robe en sont remplis. Les bi-joux de poche , outre cela , n’en son Cpas moins garnis que ceux dont lesPrinces fe fervent. En un mot , orrpeut dire que la quantité des diamantsest maintenant telle en Europe, qu’ila été d’une sage politique au Roi d sPortugal d’empêcher que l'on conti-nue à en apporter du Brésil, commeon avoir fait d’abotd , & empêcher parlà la chute du prix de ces pierres, .qui-ne peuvent, en un sens, n’en avoirqu’autant qu’elles sont d’une certainerareté, qui peut ainsi empêcher lespersonnes peu aisées, de s’en four-nir , & engager les grands & les ri-ches, à en-faire leur plus précieux or-nement.
Ces pierres en ester considérées, sui-vant les loix de l’Historre Naturelle, neprésentent que quelques propriétéssingulières dont quelques-unes son cmême dues encore plus à l’art qu’à la.Nature- Si ces pierres, ont un brilkaç