Zl6 NATURALIS H I ST ORIS LIB. XXXVII.
perquam raro : comes auri, nec nifi in auro nasci videba-tur. Veteres eum in ^thiopium tantum metallis inveniri
la pierre le plus dure & la plus trans-parente ; niais comme ces deux qua-lités ne font que de comparaison ,elles ne peuvent gueres être regardéescomme essentielles. II y ades diamantsbeaucoup plus durs les uns que lesautres , Sc ne pourroit-il pas se fairequ’il se trouvât des pierres qui le fus-sent autant que le diamant. Venettesemble même insinuer que la pierrealabandique, peut lui être comparée d Sce côté. II n’y a point, selon cet Au-teur, de pierres plus dures que le dia-mant des Indes , ainsi que le marbrealabandique. La transparence d u dia-mant n’est pas aussi de nature à lebien caractériser , il y a des diamantsqui font d’un noir presque opaque :ceux ci n J en seroient donc pas pourles Auteurs qui caractérisent cettepierre par la grande diaphanéité de laplupart des especes de diamant. Lafigure de cette pierre ne peut pas ser-vir davantage à cela : car quand lediamant brut & bien conformé enL u roi t toujours une triangulaire ,
pompie b yeiu'Woltersdorff, d’aprèsBoy le, qui la tenoit des Jouailliers,qu’il avoir consultés fur ce point, cettefigure lui seroir commune avec plu-sieurs autres pierres , qui font égale-ment, à plusieurs pans , car, c’est ainsi,fans doute , qu’il faut expliquer lepassage de Boyle. Déplus Wallerius,comme on l’a vu plus haut, en dé-signent plusieurs de figure différente ,& U n’est pa£ encore bien prouvé qu’ilp’y en ait pas de semblables. Taver-nier , a u rapport de Venette , définis-
soit le diamant une pierre précieuse,plus dure Sc plus pesante qu’une autrede la même espece Sc de la même cou-leur. Le poids est encore une propriétéqui ne peut éclaircir que par relation.Ce moyen ne peut donc être que trèspeu commode , dès qu’il faudra labalance , la lime & le tour , pourdéterminer la nature de cette pierre ,on pourra toujours dire que l’on n’enconnoîwâ pas clairement le caractèreauquel on doit principalement re-connoître le diamant, & le distinguerd’une autre pierre précieuse.
Ces propriétés suffisent cependantpour nous mettre en état de recon-noître un diamant d’avec une autrepierre de son genre , Sc lorsqu’elles setrouvent toutes réunies dans unepierre , on peut assurer qu’elles enétablissent la nature. L’on ne doit pasmême ôter du genre des diamants,celles qui n’auroient pas un certainetransparence pourvu que le poids & la
dureté s ? y trouvent , lorsque la limene mort pas sur une pierre, que cettepierre au contraire mord sur toutesles autres , & qu’elle est spécifique-ment plus pesante qu’elles , on peutla regarder comme un diamant , dequelque couleur qu’elle soir.
On en connoît en effet de plusieurs,Sc depuis le diamant, qui n’en a au-cune , qui est auffi clair que de l’eantrès claire , jusqu’à celui qui est noir,l’on en remarque d’une maniéré in-finie. L’on réduit cependant ces pier-res à quelques sortes : savoir, le trans-parent , ou comme l’on dit, celui qui