HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXXVII. zjy
W .. -— — ... _ - - - . __
Eeformoit que dans ce précieux métal. Les Anciens ont cru qu ilras se trouvoit que dans certaines mines d’Ethiopie, entre le Tern-
es!: .parfaitement blanc, le rouge , lecouleur de rose, le jaune, le verd ,le bleu ou bleuâtre , le violet & lenoir. L’on trouve des exemples detous ces diamants dans différents Au-teurs. II est inutile de rapporter desexemples de celui qui est blanc. Toutîe monde le-connaît, Gersaint parledes diamants rouges. Tavernier donnela figure de deux de ces pierres quiétoient de couleur de rose pâle. Ger-faintveut qu’il yen aitd’entiérementjaune. Wallerius rapporte qu’il s’entrouve qui tirent fut le jaune j suivant
le même Auteur, d’autres font bleuâ-tres ; Tavernier a fait encore graverla figure d’un qu’il dit être ner& d’unBeau violet. Boyle en a vu qui étoientpresque noirs : on peut s’aíïurer de cequ’on lit dans ces Auteurs en visitantles différents Cabinets d’Histoire Na-turelle, où examinant seulement ces.amas de pierres précieuses , que l’ontrouve chez les fameux Jouailliers ,qui, comme M. l’Empereur , font àla tête de leur corps par leur opulence.AI. l’Empereur a eu la complaisancede me les faire voir.
La diversité de couleurs dans ces•diamants , doit elle les faire regarder.comme de vraies especes, ou ces cou-leurs ne sont-elîes que des défauts ?JNest-il pas de l’essence du diamantdetre fans couleur, &, comme ons’exprime dans ia joaillerie, d’une belleeau ? Presque tous les Auteurs citésci-dessus , conviennent de ce dernier
point. Gersaint est le seul qui y metteune restriction.
Tome XIÍ,
Le diamant, dit-il, estla plus dure,la plus brillante & la plus précieusedéroutes les pierres. Trois choses lerendent estimable , son éclat , sa net-teté & son eau. Pour être parfait, ildoit être entièrement blanc , avoir dela hauteur , du fond & une belleforme j il ne doit s’y trouver , ni ta-ches , ni pointes, ni glaces, ni autresdéfauts j il faut austi qu’il ne soit pointsourd, & qu’il ne participe d’aucunescouleurs , comme de celles du fer, del’ardoise , pas même des plus belles ,à moins qu’il ne fut tout à fait jau-ne , verd , rouge , couleur de rose ,&c. & qu’il eut, outre cela, le bril-lant & les autres qualités requises ; ence cas il feroit encore plus précieux ,pourvu que cette couleur fût parfaite& bien décidée. Quand cette pierre setrouve ainsi munie de toutes ces per-fections , il n’est pas aisé d’en fixer leprix.
11 perd beaucoup de son prix , sui-vant Boor , si il a quelque chose deblanc, de jaune, ou tie hoir. C har Je-ton répete çe qu’a dit Boor ; De Laëtajoute seulement , que toute autrecouleur lui est également contraire ;Berghen veut que sa vraie couleur soitd’être blanc.
II semble donc , qtsen suivant lesentiment de ces derniers Auteurs,il n’y air réellement qu’iine especedediamant qui est blanc , & que les au-tres ne soient que de s variétés de cetteespece. II n’y a pas cependant lieu dedouter, que ces Auteurs ne parlentque conséquemment à la valeur qu'a
Ee